Politique Eco

Politique & Eco n°374 avec Philippe Murer et Jean-Philippe Delsol - Un débat sur les retraites : miroir des deux France

Publiée le 30/01/2023

Fallait-il faire cette réforme des retraites ? Olivier Pichon reçoit maître Jean-Philippe Delsol, avocat et président de l’IREF (Institut de recherches économiques et fiscales) et Philippe Murer, économiste souverainiste. Pour maître Delsol la réponse est oui quoique le moment ne soit pas opportun. Pour Philippe Murer, la réforme ne s’imposait pas. Pour le premier, il y a déséquilibre économique, pour le second, c’est une illusion comptable. Tout au long du débat s’opposent la vision libérale et souverainiste, de part et d’autre, non dépourvues d’arguments solides et convaincants. Il reste aux téléspectateurs le loisir de se faire une opinion dans un débat qui aura eu le mérite de fournir chiffres, informations et analyses qui se font plutôt rares dans le débat public. Nos deux interlocuteurs seront tombés d’accord au final pour considérer que les 29 milliards donnés par la France à l’UE pourraient servir à abonder le régime des retraites. 

 

En partenariat avec les bijoux Majorica

Politique & Eco n°425 avec avec Jean-Philippe Chauvin : Deux siècles d’histoire sociale à la lumière des monarchistes

Publiée le 26/02/2024

Nous recevons aujourd’hui Jean-Philippe Chauvin militant royaliste de toujours et professeur d’histoire dans un grand lycée d’Ile-de-France. En sa compagnie nous découvrons un aspect méconnu de la monarchie et de l’Ancien régime : sa dimension sociale.

1) Louis XVI et la question sociale. Une image à repenser en général sur la monarchie mais particulièrement sous Louis XVI. Au moment de la grande peur des campagnes à la suite de l’explosion d’un volcan islandais qui plonge l’Europe dans un grand trouble climatique assorti de mauvaises récoltes, Louis XVI consacrera une part du budget pour venir en aide aux paysans.

2) La révolution est-elle antisociale avec la loi Le Chapelier et le décret d'Allarde ? C’est en effet une révolution bourgeoise, laquelle se montrera impitoyable tant pour les paysans que pour les premiers ouvriers. Les décrets cités plus haut consacrent la privatisation des communaux accessibles jadis aux paysans pauvres. Quant à l'appropriation des biens du clergé qui étaient un peu la sécurité sociale de l'époque, cela provoqua une grande misère laquelle va durer jusqu’au milieu du XIX° siècle. On se souvient de la révolte des Canuts lyonnais. La République fit tirer sur le peuple et cela va continuer à Fourmies, Anzin, Carmaux, Courrières, et la répression des républicains fut impitoyable : Thiers, Cavaignac et Clémenceau en furent les auteurs.

3) Cette misère fut donc au cœur des grandes révoltes du XIXème siècle particulièrement et c'est là qu'il faut citer l'action des monarchistes sociaux qui luttèrent par la loi contre le travail des enfants jusqu'au début du XXème siècle. Le Front populaire mit fin à la révolution et constitue une date importante dans l’histoire sociale. Après ces années, tous les gouvernements de Vichy au CNR adoptèrent la même politique sociale.

4) Une monarchie pourrait-elle aujourd'hui mieux résoudre les problèmes sociaux ? Gilets jaunes, agriculteurs, mondialisation, UE, euro ? Jean-Philippe Chauvin répond sur les questions du repos dominical, sur la répression des Gilets jaunes, sur la mondialisation et les délocalisations, ainsi que la crise agricole. Une approche nouvelle et éclairante.