Politique Eco

Politique & Eco n°300 avec Jean-Pierre Chevallier - Tsunami bancaire : tout ce qu'on vous cache

Publiée le 21/06/2021
Pour cette 300ème émission de "Politique & Eco", Olivier Pichon et Pierre Bergerault reçoivent Jean-Pierre Chevallier, analyste financier indépendant. Depuis une dizaine d’années, les banksters jonglent pour éviter le pire par tous les moyens, et pour l’instant, ils ont réussi à survivre tant bien que mal. Mais, selon Jean-Pierre Chevallier, le jour fatal arrivera car les banques sont en grande difficulté, voire au bord de la faillite comme la Deutsche Bank ou la Société Générale, alors même qu'elles bénéficient de la manne de la BCE. Tout cela parce que depuis le début du XXIème siècle elles ont abandonné les règles prudentielles, à savoir que leurs engagements sur fonds propres ne devraient pas dépasser un ratio de 1/10 alors qu’elles sont à 1/30, 1/40 et plus. Il est clair que l'excès de liquidité sur les marchés et cette période délirante de taux nuls ou négatifs alimentent les spéculations les plus folles et stimulent l’appât du gain. Pragmatique, Jean-Pierre Chevallier part des bilans bancaires. Pour prendre le cas de la Société Générale, les pertes potentielles (non provisionnées) de 53 milliards d’euros sur les prêts irrecouvrables qu’elle a octroyés à ses clients sont supérieurs au montant de ses capitaux propres tangibles (réels) de… 47,6 milliards (documents publiés par la banque dans ses résultats financiers au 1er trimestre 2021). En appliquant les règles comptables en vigueur (IFRS 9), la Société Générale a donc des capitaux propres… négatifs ce qui aurait dû conduire ses dirigeants à déclarer la banque en faillite. Enfin, la Société Générale oublie de compter les pertes potentielles hors bilan qui représentent un total de 74,002 milliards. Donc en cas de faillite d’une ou plusieurs banques, que se passerait-il ? La référence en la matière est ce qui s’est passé en Grèce (2008) et à Chypre (2012) et aussi et surtout en Allemagne après la Première guerre mondiale. D’abord, le système bancaire français sera entièrement bloqué pendant quelques jours : aucun distributeur automatique de billets ne fonctionnera, les agences bancaires seront fermées, personne ne répondra au téléphone, ni aux emails, les comptes gérés par internet seront inaccessibles ou figés. Il n’existe aucune garantie des dépôts bancaires en France dans la mesure où le Fonds de garantie des dépôts et de résolution ne dispose que de 4,7 milliards d’euros, soit moins de 100 euros pour chacun des 50 millions de clients ! Toutes ces analyses confirment l’aggravation de la crise qui couve toujours dans la zone euro...

Politique & Eco avec Philippe Herlin - Récession, dette, déficit : la tronçonneuse ou la faillite ?

Publiée le 24/08/2026

Pour ce premier numéro de rentrée 2026, Politique & Eco fait évoluer sa formule ! Pierre Bergerault reçoit l’économiste et essayiste Philippe Herlin pour décrypter l’état des finances publiques françaises, le projet de budget 2027 et les perspectives économiques qui se dessinent pour les prochains mois.

Et pour inaugurer cette nouvelle formule, place au Journal de l’éco ! Un nouveau rendez-vous au début de l’émission dans lequel nous revenons, avec notre invité, sur une information, un chiffre et une déclaration qui font l’actualité économique. Au programme de ce premier Journal de l’éco : plus de 70 000 défaillances d’entreprises sur douze mois, une croissance limitée à 0,2 % au deuxième trimestre, 34,5 milliards d’euros d’intérêts déjà payés par la France au premier semestre 2026, ainsi que la proposition de Jean-Luc Mélenchon d’annuler les quelque 540 milliards d’euros de dette française détenus par la Banque de France. Une proposition qui soulève de nombreuses questions sur le bilan de la Banque de France, la BCE, l’euro, les marchés et le financement de l’État.

Puis place à l’entretien : le budget 2027 est-il crédible ? La France peut-elle réellement ramener son déficit à 4,9 % du PIB ? Jusqu’où la hausse des taux et du coût de la dette peut-elle conduire ? Pourquoi les projections du gouvernement sont-elles si éloignées de celles du rapport sur la transparence des finances publiques remis en juillet ? Et surtout, quelles mesures permettraient encore d’éviter une véritable crise des finances publiques françaises ? Avec Philippe Herlin, nous évoquons également les conséquences d’une poursuite du dérapage budgétaire et les choix qui s’imposeront au prochain gouvernement.

A la suite de "Politique & Eco", retrouvez la chronique financière de Philippe Béchade intitulée : "La France entre dans la crise de la dette… mais elle n’est pas seule".

Téléchargez gratuitement le rapport spécial de Philippe Béchade - 2026 - Faillite de la France : Comment faire face à la Taxflation