Passé Présent

[Rediffusion] Le nouveau Passé-Présent - L'Histoire très secrète de la libération de la Corse

Publiée le 02/04/2024

Le 11 novembre 1942, 80 000 soldats italiens envahissent la Corse. Le général Giraud, commandant en chef des forces françaises d'Afrique du Nord, projette aussitôt sa libération. Dès le 14 décembre, grâce au légendaire sous-marin Casabianca, la mission " Pearl Harbor " est sur place pour renseigner Alger sur le dispositif ennemi et armer les patriotes, puis pour les rassembler au sein d'une seule et même armée secrète. Ce sera l’œuvre du commandant Paul Colonna d'Istria.

L'annonce surprise de l'armistice italien ayant provoqué le soulèvement de la population, tout est à craindre d'une riposte foudroyante de la Sturmbrigade Reichsführer SS renforcée par la 90e Panzer en voie de débarquement. Il y a urgence. La Corse demande l'aide de l'armée.

À plus de 700 kilomètres de l'Afrique du Nord française et à la merci de l'aviation allemande basée en Sardaigne, l'opération "Vésuve" est un défi aussi gigantesque que risqué. Giraud décide de le relever. Contre l'avis des Alliés et du général De Gaulle, et malgré les plus sombres pronostics. En moins de trois semaines, ce qu'il reste de la marine française réussit l'impossible : transporter 8 000 combattants. Bastia est prise le 4 octobre. La Corse est libérée par les seules forces françaises.

Henri-Christian Giraud, petit-fils du général Giraud et auteur de "Opération "Vésuve" - L'Histoire très secrète de la libération de la Corse" (éditions du Cerf), nous fait le récit de ce coup d'audace et de cette réussite spectaculaire.

 

La Revue d'Histoire Européenne

 

Passé-Présent avec J-P et E. Samson : Les 50 ans du GIGN, la grande histoire d'une unité d'élite

Publiée le 29/04/2026

Ils interviennent dans les situations les plus extrêmes : prises d’otages, attentats, détournements d’avion. Depuis plus de 50 ans, le GIGN est devenu l’une des unités d’élite les plus connues au monde. Pourtant, à l’origine, rien n’était écrit.
Au début des années 1970, la France découvre un nouveau type de violence : terrorisme international, forcenés retranchés, détournements d’avions. Les forces de sécurité traditionnelles ne sont pas préparées à ces crises inédites. Le drame des Jeux olympiques de Munich en 1972 marque une prise de conscience. Partout en Europe, les Etats décident de créer des unités spécialisées capables d’intervenir rapidement dans des situations où chaque minute peut coûter des vies. En France, cette mission va être confiée à une poignée de gendarmes. Sous l’impulsion de Christian Prouteau, ils vont inventer de nouvelles méthodes : négociation de crise, tir de précision, interventions coordonnées.
Peu à peu, cette petite unité va devenir une référence internationale. Des opérations spectaculaires, parfois suivies en direct par des millions de téléspectateurs, vont contribuer à forger sa réputation. Mais derrière l’image des hommes en noir, il y a aussi une histoire plus profonde : celle d’une doctrine, d’un esprit de corps et d’une unité qui a profondément transformé la manière de gérer les crises les plus graves. C’est cette histoire que "Passé-Présent" vous propose de découvrir aujourd’hui avec Jean-Philippe et Emmanuel Samson, auteurs de "GIGN, la grande histoire", paru aux éditions Pierre de Taillac.