Zooms
Zoom - Adnan Azzam : "Face au drame, il faut lever les sanctions contre la Syrie"
Ecrivain et réalisateur, Adnan Azzam est membre de l’Union des Ecrivains Arabes Syriens et auteur de "Damas-Moscou à cheval, 300 jours à cheval pour un monde meilleur". Venu initialement pour parler de son livre, Adnan Azzam a tenu à évoquer le drame du tremblement de terre qui a touché la Turquie et son pays.
La Syrie dénombre des milliers de morts, des centaines de milliers de déplacés et des millions de ressortissants sans toit. Le choléra fait son retour et le pays dispose d’un système de santé exsangue après plus de douze années de guerre. L’envoi des secours est aussi totalement perturbé en raison du blocus international et des sanctions des Etats-Unis et de l’Union européenne contre le gouvernement de Damas.
Adnan Azzam ne manque donc pas l’occasion de son passage à TVL pour demander à la France et au président Macron de faire des "gestes concrets" en faveur du peuple syrien afin de participer directement à l’aide humanitaire pour les victimes du tremblement de terre. L’auteur évoque aussi son périple de 300 jours de Damas à Moscou en passant par l’Iran pour aller saluer "les peuples de ces pays amis ayant soutenu son pays natal". Affrontant le désert brulant de l’Irak, les montagnes de l’Iran et le froid intense de la Russie, Azzam a dû faire face au danger mortel des groupes armés de Daesh basés sur une importante partie de sa route. Un périple, une aventure qu’il raconte par le menu avant de s’élancer dès que possible sur la route de la soie pour relier, cette fois-ci, la capitale Damas à Pékin…
Zoom - Ivan Rioufol : "Nous allons vivre la révolution des oubliés"
Célèbre journaliste et essayiste, Ivan Rioufol est l’invité de TVLibertés pour présenter son nouveau livre, "La révolution des oubliés". Dans cet essai incisif, la charge est nette. Rioufol ne décrit pas une agitation passagère, mais un pays travaillé en profondeur par une colère froide : celle de Français qui ne se sentent plus représentés. Les"oubliés", affirme-t-il, ne sont ni marginaux ni extrêmes, mais une majorité active convaincue que le pouvoir s’est éloigné du réel. Son livre dresse la cartographie d’une fracture - sociale, culturelle, démocratique - et questionne la légitimité d’élites jugées déconnectées. Pourtant, derrière la critique affleure une espérance : celle d’un sursaut des consciences, d’un retour au débat franc, d’une reconquête du sens commun. La révolution qu’il annonce ne se ferait ni dans la rue ni dans le fracas, mais dans les esprits. Une révolution silencieuse, patiente, qu’il estime déjà en marche : "La révolution du bon sens a gagné les esprits. Le vieux monde politique ne tient plus qu’à un fil".
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