Zooms
Zoom - Benjamin Blanchard : SOS Chrétiens d’Orient, au cœur de l’horreur en Syrie
SOS Chrétiens d’Orient est un acteur humanitaire et social de tout premier plan en Syrie où il travaille depuis plus de 10 ans avec des équipes implantées dans plusieurs grandes villes comme Damas ou Alep. Benjamin Blanchard, directeur général de SOS Chrétiens d’Orient, fait un point précis sur la situation dramatique vécue par le peuple syrien frappé par un tremblement de terre qui vient s’ajouter à douze années de guerre et à un embargo américain et européen proprement insoutenable. Le tremblement de terre a touché, de manière inhumaine, une population où le système de santé est exsangue, où le manque de médicaments est total et où 90% des habitants du pays vivent en dessous du seuil de pauvreté.
Profitant de son implantation, de ses volontaires, de ses contacts et de sa logistique, l’association humanitaire, dirigée sur place par Wael Kassouha et Jean-Rémi Ménaud, a mobilisé tous ses moyens pour distribuer vivres et produits de première nécessité aux habitants notamment d’Alep. Une aide indispensable. Dans cet entretien accordé à TVL, Benjamin Blanchard se félicite de la levée des sanctions américaines (pendant 180 jours) mais demande à l’UE et plus encore à la France d'en faire de même, et cela de manière urgente. Un appel direct au président Macron pour l’instant sans réponse.
Zoom - Ivan Rioufol : "Nous allons vivre la révolution des oubliés"
Célèbre journaliste et essayiste, Ivan Rioufol est l’invité de TVLibertés pour présenter son nouveau livre, "La révolution des oubliés". Dans cet essai incisif, la charge est nette. Rioufol ne décrit pas une agitation passagère, mais un pays travaillé en profondeur par une colère froide : celle de Français qui ne se sentent plus représentés. Les"oubliés", affirme-t-il, ne sont ni marginaux ni extrêmes, mais une majorité active convaincue que le pouvoir s’est éloigné du réel. Son livre dresse la cartographie d’une fracture - sociale, culturelle, démocratique - et questionne la légitimité d’élites jugées déconnectées. Pourtant, derrière la critique affleure une espérance : celle d’un sursaut des consciences, d’un retour au débat franc, d’une reconquête du sens commun. La révolution qu’il annonce ne se ferait ni dans la rue ni dans le fracas, mais dans les esprits. Une révolution silencieuse, patiente, qu’il estime déjà en marche : "La révolution du bon sens a gagné les esprits. Le vieux monde politique ne tient plus qu’à un fil".
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