Bistro Libertés
Bistro Libertés avec Jean Lassalle : Un Salon de l’agriculture sous haute tension
L’invité spécial d’Eric Morillot est un personnage haut en couleur. Comme Bayrou, c’est un Béarnais. Comme Bayrou, il a vécu son enfance dans une ferme. Comme Bayrou, il sera député sous l’étiquette du Modem. Mais la comparaison s’arrête là, car Jean Lassalle n’a peur de rien quand il faut défendre ses opinions.
Il s’est prononcé :
- contre le traité de libre-échange transatlantique entre l’Europe et les Etats-Unis,
- contre le mariage pour tous,
- contre la procréation médicalement assistée, et plus récemment,
- contre le pass-sanitaire.
Certains se disent ni de droite, ni de gauche. Lui, il est à la fois de droite et de gauche. Il est surtout au centre de la lutte pour la paysannerie française.
Au programme des débats :
1) Agriculture : une crise sans fin ?
Les mesures annoncées par Gabriel Attal sont-elles un écran de fumée ? Vers un Salon de l'agriculture sous haute tension ? Que faire pour régler durablement cette crise et redonner son lustre au monde rural et paysan ?
2) Élections européennes : que faut-il en attendre ?
Va-t-on vers un basculement politique en Europe ? Quels sont les enjeux de ces élections ? Un front souverainiste est-il possible ?
Ernotte et France TV : la grande magouille ? Bistro Libertés avec Jean-Jacques Cordival
Delphine Ernotte qui avait lancé la traque aux "mâles blanc de plus de 50 ans" est reconduite pour un 3ème mandat à la présidence de France Télévisions.
Pendant ce temps, la commission d’enquête sur l’audiovisuel public n’en finit pas de faire des vagues et pointe sa gestion calamiteuse : gestion opaque, copinage, choix éditoriaux contestés et manque de transparence.
Pour en parler, Éric Morillot a réuni un plateau de spécialistes de l’audiovisuel avec le grand syndicaliste Jean-Jacques Cordival entouré de Béatrice Rosen, Mike Borowski, Adrien Abauzit et Greg Tabibian.
Ancien cadre de France Télévisions, Jean-Jacques Cordival devient président de la Fédération CGC des Médias et secrétaire général du Syndicat National des Personnels de la Communication et de l’Audiovisuel. Il est auditionné par la commission d’enquête. Un témoignage que son talentueux et tenace rapporteur Charles Alloncle résume ainsi : "Il a dénoncé l’incapacité de Delphine Ernotte à réduire la masse salariale de France Télévisions. Malgré près de 2 300 salariés en moins, la masse salariale est pourtant passée de 894 millions d’euros à son arrivée à près d’un milliard d’euros aujourd’hui. Pire, il souligne que la masse salariale de TF1 ne représente que 18 % de son chiffre d’affaires, quand elle s'élève à 40 % pour France Télévisions".
C’est un chaud partisan du service public et il dénonce la concentration du secteur audiovisuel autour de grands groupes privés. Il défend une vision d’un service public plus indépendant et mieux protégé. Et pourtant, il n’est pas apprécié par la très gauchiste CGT, ni par la justice : il sera débouté de sa plainte en diffamation contre plusieurs militants de la CGT de France Télévisions.
C’est un véritable gardien du paysage audiovisuel français : il a mené des actions judiciaires ou plaintes concernant des conflits d’intérêts, la mauvaise gestion des ressources et des avantages jugés indus.
Candidat à la présidence de France TV en 2005, il s’oppose 10 ans plus tard à la nomination de Delphine Ernotte, totalement inexpérimentée puisqu’elle a fait toute sa carrière cher Orange. Il considère que la nomination d’Ernotte est "entachée d’irrégularités, marquée par un manque de transparence et biaisée dès le départ". Il est donc allé jusqu’à déposer une plainte contre le processus de reconduction pour un troisième mandat. Il parle même de “mascarade” et de “grand n’importe quoi” concernant son processus de nomination.
Vous l’aurez compris, c’est une grande gueule que nous avons ce soir.
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