Zooms

Grand Angle exclusif : Du sang et des larmes sur la route de l'Europe

Publiée le 27/10/2023

La Tunisie est devenue la plaque tournante de l’émigration clandestine en provenance de l’Afrique subsaharienne. A Sfax, capitale économique de la Tunisie, plusieurs dizaines de milliers de migrants ont envahi le centre-ville près de la Médina depuis le début de l’année, dans l’attente d’un embarquement pour Lampedusa sur le chemin de l’Europe et son généreux modèle social. Mais la population tunisienne, d’habitude si accueillante avec les touristes du monde entier, s’est rebellée contre ces intrus, réputés sales et disent-ils, voleurs et dangereux, après la mort d’un Sfaxien, poignardé par des Camerounais dans des circonstances obscures.

Il n’en fallait pas plus pour provoquer une chasse à ces "Africains" à la peau noire, encouragée par les discours identitaires du président Kaïs Saïed. Du coup, la place Bab El Jebli s’est transformée en immense camp de transit, que se partagent les communautés du Soudan d’un côté, et d’Afrique de l’ouest de l’autre.

Partir est l’obsession des migrants. Mais la traversée est périlleuse et coûte cher. Les plus fortunés prendront la route de l’Italie en suivant des pêcheurs passeurs reconvertis dans le trafic humain avec la complicité des autorités locales…

Un reportage exclusif de Claude Corse en partenariat avec Radio Courtoisie.

Zoom - Ivan Rioufol : "Nous allons vivre la révolution des oubliés"

Publiée le 16/02/2026

Célèbre journaliste et essayiste, Ivan Rioufol est l’invité de TVLibertés pour présenter son nouveau livre, "La révolution des oubliés". Dans cet essai incisif, la charge est nette. Rioufol ne décrit pas une agitation passagère, mais un pays travaillé en profondeur par une colère froide : celle de Français qui ne se sentent plus représentés. Les"oubliés", affirme-t-il, ne sont ni marginaux ni extrêmes, mais une majorité active convaincue que le pouvoir s’est éloigné du réel. Son livre dresse la cartographie d’une fracture - sociale, culturelle, démocratique - et questionne la légitimité d’élites jugées déconnectées. Pourtant, derrière la critique affleure une espérance : celle d’un sursaut des consciences, d’un retour au débat franc, d’une reconquête du sens commun. La révolution qu’il annonce ne se ferait ni dans la rue ni dans le fracas, mais dans les esprits. Une révolution silencieuse, patiente, qu’il estime déjà en marche : "La révolution du bon sens a gagné les esprits. Le vieux monde politique ne tient plus qu’à un fil".