Passé Présent
Le Nouveau Passé-Présent : Les racines de l'actualité
Aujourd’hui, l’histoire est remplacée par le mémoriel, l’analyse historique par l’émotion. Dans nos pays dits "développés", l’homme contemporain vit sous l’hypnose permanente de "l’info", de ces images déversées en continu sur nos écrans. L’actualité omniprésente est devenue comme une drogue qui capte l’attention, au prétexte qu’on y verrait "l’Histoire qui se déroule sous nos yeux".
Comment, alors qu'en matière d'information, l'instantanéité fait loi et que l'Histoire se remet en ordre de marche, comprendre le monde ? L'historien Olivier Milza, auteur de "Clefs pour le temps présent - Précis de culture générale inactuelle" (éd. de l'Artilleur), est reçu par Philippe Conrad et nous présente quelques pistes de réflexion et se propose d'éclairer l'actualité en remontant aux origines des questions abordées. Il s'agit de "coller" à l'époque présente en prenant comme sujets les événements actuels mais en insistant sur le substrat de culture générale qu'il faut acquérir pour saisir les grands mouvements des civilisations.
Passé Présent avec Philippe Capron - Guerre Iran-USA : L’actualité dans le miroir de l’histoire
Tensions croissantes au Moyen-Orient, frappes ciblées, menaces sur le trafic maritime, bras de fer stratégique entre Washington et Téhéran : la confrontation entre les Etats-Unis et l’Iran ravive le spectre d’un affrontement majeur, aux conséquences potentiellement globales. Mais cette guerre, en apparence nouvelle, l’est-elle vraiment ? Car derrière l’actualité immédiate se dessinent des logiques bien connues : un droit international contesté et sans véritable arbitre, des sanctions économiques aux effets souvent limités, et des stratégies asymétriques où les adversaires ne poursuivent ni les mêmes objectifs, ni la même forme de guerre.
D’un côté, la puissance militaire américaine et sa capacité de frappe technologique. De l’autre, une stratégie indirecte, qui joue sur la durée, sur la pression régionale et sur les opinions publiques. Une opposition qui rappelle que, dans l’histoire, la supériorité militaire ne suffit pas toujours à emporter la décision. Se pose aussi la question des moyens : les bombardements peuvent-ils, à eux seuls, faire plier un régime ? Et celle des fins : que signifie réellement “gagner” une guerre, lorsque les objectifs évoluent au fil du conflit ? Enfin, en toile de fond, demeurent des enjeux structurants : le pétrole, les équilibres régionaux, la prolifération nucléaire — et cette leçon récurrente de l’histoire, selon laquelle une guerre engagée est toujours plus facile à commencer qu’à conclure.
Pour répondre à ces questions "Passé-Présent" reçoit Philippe Capron, auteur du "Dictionnaire impertinent de la guerre" paru chez Pierre de Taillac.
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