Les Conversations

Les Conversations avec François-Louis de Voyer : Une tradition créatrice et tranquille

Publiée le 03/04/2022
François-Louis de Voyer n’a pas 40 ans, il a créé sa propre entreprise, il est fidèle aux terres de ses ancêtres, sait y cultiver son jardin, et n’a pas d’ambition particulière sinon perpétuer la tradition d’une grande famille française, c’est-dire servir la France. Il fut candidat aux législatives pour Marine Le Pen, se lia d'amitié avec Marion Maréchal puis Eric Zemmour, créa le Cercle Audace pour permettre aux patriotes de mieux se connaître les uns les autres, organisa en 2019 la Convention de la Droite pour les réunir, puis le média "Livre Noir" pour leur donner la parole. C’est sur des hommes tels que lui, encore jeunes mais déjà aguerris que repose, si elle doit en avoir un, l’avenir de la France.

Les Conversations de Paul-Marie Coûteaux avec Jean-Christian Petitfils - Révolution américaine, dettes de Necker : les causes de la Révolution

Publiée le 11/10/2026

Certains livres sont des événements. Jean-Christian Petitfils, travailleur infatigable qui n’est pas sans raison celui de nos historiens dont les ouvrages connaissent la plus large audience, s’est déjà confié pour TVL, relatant sa vie dans une première Conversation diffusée voici trois ans. Il y revint pour nous sur les titres les plus marquants d'une œuvre foisonnante, notamment une biographie ou une "historiographie" de Jésus et celles des cinq rois bourbons. On attendait le couronnement, si l’on peut dire : une histoire complète de la Révolution française. La voici, monumentale, l’auteur déployant au long de mille et une pages toutes les qualités qu’on lui connait : un talent de plume devenu rare, le soin de saisir l’événement en le plongeant dans l’époque, alliant l’étude de caractères à la sociologie, l’économie à l’histoire des idées - et le courage de détruire quelques idées reçues, dussent quelques vieilles gloires républicaines sortir du Panthéon… Nous avons dû insérer les aspects de cet événement immense et répartir une suite d’entretiens entre quelques grands sujets. Commençons par les causes principales du processus révolutionnaire, moins "démocratique" qu’il ne fut dictatorial, moins libérateur qu’il ne fut terroriste, et moins mécanique qu'il ne fut le résultat d'une suite de circonstances malheureuses - tout ayant pu, à tout moment être rattrapé. Il faut dire que, après les énormes dépenses de la guerre d’Amérique, les dettes qu’accrut au-delà de toute raison M. Necker, banquier suisse et protestant, avaient de quoi ébranler un édifice monarchique qui, certes fragile, loin de l’absolutisme qu’on lui prête aujourd’hui, n’en avait pas moins assuré la prééminence mondiale incontestée de la France - au risque de susciter nombre de jalousies qui se révéleront acharnées...