Les Conversations

Les Conversations de Paul-Marie Coûteaux avec Bernard Lugan (3ème partie) : Trahisons en Afrique

Publiée le 20/10/2021
Un important sommet franco-africain se tient cet automne 2021 à Montpellier : occasion d’évoquer en détails un sujet majeur de l’actualité internationale, l’Afrique, où tant de choses se jouent pour la France et pour l’Europe. Occasion, aussi, de rencontrer Bernard Lugan, qui connaît mieux que personne ce continent décisif et mystérieux où il a vécu, en diverses capitales, le plus clair de sa vie, dont il a écrit l’Histoire et dont la connaissance approfondie fait partout autorité. Bernard Lugan est l’un des personnages les plus étonnants que j’ai rencontrés, figure chevaleresque au verbe haut, précis et clair comme un sabre, et dont la moustache, qu’il cultive comme une pièce de musée, est devenue une signature sur tout le continent. Je suis allé le voir cet été dans sa grande demeure des monts du Forez, aux confins de l’Auvergne du Lyonnais : les conversations que l’on va suivre le racontent autant qu’elles racontent l’Afrique, mais aussi une certaine France, toujours soucieuse du monde.

Les Conversations de P-M Coûteaux n° 80 - Christian Combaz, un prophète très français (2ème partie)

Publiée le 22/03/2026

C’est une grande chance de connaitre Christian Combaz depuis des décennies, et je ne renonce pas à converser ici avec lui comme nous l’avons toujours fait. Si j’ai souhaité que les commentaires soient désactivés, c’est que, cette fois comme toujours, je n’ai guère envie de rompre le charme, même si je comprends que ceux qui attendent à toutes forces une sorte "d’interviou" sur le mode moderne soient déçus, comme serait sans doute déçu, et d’aventure hargneux, le client d’un salon de thé qui exigerait bière et choucroute, alors qu’il n’a qu’un thé, et quelques parfums de théière. Une conversation entre deux vieux amis n’a-t-elle pas aussi son charme - et, peut-être son utilité, si l’on veut bien dépasser ce que les échanges télévisés dûment préparés et balisés peuvent avoir parfois d’artificiel ? Ici nous réunit une fois de plus, de plein pied, le grand souci que nous avons partagé de longue date sur la France en butte à la colonisation culturelle "atlantique" que cet écrivain de bonne race a affrontée toute sa vie, sans jamais renoncer à rendre la France libre. De cette liberté profonde, l’ami Combaz garde les mannes et, même, en aperçoit les voies de renouveau - pas toujours rationnelles, mais d’autant plus réjouissantes que, je l’ai vérifié maintes fois, il a souvent raison avant tout le monde. On peut être français, de la glorieuse tendance franchouillarde, et être prophétique : ne boudons donc pas notre plaisir !