Les Conversations

Les Conversations de Paul-Marie Coûteaux avec Jean-Frédéric Poisson - 3ème partie

Publiée le 14/04/2021
Troisième opus des "Conversations" de Paul-Marie Coûteaux avec Jean-Frédéric Poisson qui est à la fois connu et inconnu, l’homme se livre peu, et rares sont ceux qui connaissent sa vie - une vie qui fut pourtant faite de rebondissements étonnants. Paul-Marie Coûteaux est allé à la rencontre de cet homme réservé et, tout simplement, lui a demandé de raconter son parcours. Le Président de Via / La Voie du Peuple pouvait choisir librement le cadre. Il refusa que les caméras pénètrent dans son domicile, mais elles l’ont cependant suivi à Rambouillet, où il est un peu chez lui… Voici, présenté ici en cinq épisodes, un candidat à l’élection présidentielle que l’on n’attendait pas - ou que, peut-être, sans le savoir, on attendait…

Les Conversations de Paul-Marie Coûteaux avec Michel Onfray (2ème partie) - "Je suis judéo-chrétien"

Publiée le 02/08/2026

Michel Onfray est l’un des rares personnages qui m’intimident : l’extraordinaire agilité de son intelligence, sa très vaste érudition mise au service d'une force de travail qui ne l’est pas moins (il a déjà publié plus de 150 livres !), par dessus tout son permanent souci de la vérité, dût-il brûler ses vaisseaux pour pouvoir la dire, en font l’un des rares intellectuels français universels, capable de s’adresser à tout Français - outre qu’il est le plus traduit de nos philosophes et essayistes, son rayonnement à l’étranger faisant honneur à la France.

Dans une première conversation, il s’est livré avec beaucoup de simplicité et de confiance en nous parlant de son Père, figure marquante entre toutes, de sa mère, de son enfance dans une ferme modeste de Normandie. Nous poursuivons ici ce récit avec les années où il fut placé dans un orphelinat catholique, où le réflexe qui le fit écrire dès l’âge de 10 ans fut pour ainsi dire la clef de sa prison,  ses premiers ouvrages publiés très jeune, son refus obstiné de toute carrière universitaire, sa farouche indépendance d’esprit. Celle-ci ne fut pas mise en défaut, comme elle aurait pu l’être, lorsque, dans les premiers années du nouveau siècle ( il avait quarante ans)  l’anarchisme obstiné de ses premiers écrits fut pris comme à rebours par l’évolution de notre civilisation, laquelle révéla année après année que, tandis que s’installait une bien réelle anarchie, il découvrit assez vite  qu’il n’y avait fait pas , pour reprendre la célèbre formule soixante-huitarde, « sous les pas pavés la plage », mais au contraire « sous les pavés la barbarie ». D’autres auraient pus s‘accrocher à leurs premières fixations idéologiques : il n’en fit rien, et, analysant notre monde tel qu’il évolue, ou tel qu'il s'effondre, il engagea une véritable révolution intellectuelle qui lui permet de découvrir les plus fraîches, et les plus terribles vérités sur la profonde « décimalisation » qui prend à la gorge l’ancien libertaire. Une conversation sans fin…