Les Conversations
Les Conversations de Paul-Marie Coûteaux n°31 : Laurence Trochu, l’essor du courant conservateur en France
Mère de famille nombreuse, professeur de philosophie, présidente du Mouvement Conservateur qui a pris la suite de "Sens Commun", Laurence Trochu veille à fonder son engagement sur deux piliers qu’elle concilie mieux que ne le font nos vieux élus : une action politique qui la vit rejoindre parmi les premières la campagne d’Eric Zemmour et le parti "Reconquête !" dont elle est une des dirigeantes, mais aussi une réflexion de fond constante, depuis ses études de philosophie qui lui ont permis de fréquenter les classiques grecs, Parménide, Platon et Aristote, jusqu’aux auteurs plus récents tels Burke ou Tocqueville et, plus près de nous, l’un des plus précieux penseurs de "l’urgence conservatrice", le prophétique Roger Scruton. A l’approche d’une importante "Journée des Conservateurs" que son Mouvement organise à Asnières le 14 octobre prochain, Laurence Trochu raconte ici sa vie, enracinée en terre chouane, mais aussi ses combats et par-dessus tout l’état d’esprit extraordinairement combatif qui l’anime et qui, dans le sillage d’une "alliance des conservateurs" en train de se construire, devrait recomposer de fond en comble la droite française.
Les Conversations n°81 de Paul-Marie Coûteaux avec Eric Branca - De Gaulle l’anti-Trump ? Quand la France parlait au monde
Après deux conversations consacrées à son métier de journaliste, puis à deux de ses ouvrages les plus marquants ("Histoire secrète de la droite française" puis "L’ami américain"), ouvrages qui l’imposèrent comme l'un des meilleurs historiens du XXème siècle (voir Conversations n° 73 et n°75), venons-en au monument qu’Eric Branca consacra en 2020 aux relations entre le général De Gaulle et quelques-unes des grandes figures historiques qu’il a rencontrées, qui l‘ont marqué et qu’il a sans doute beaucoup marquées en retour : Franco, le cardinal Roncalli (futur pape Jean XXIII à l’élection duquel il a puissamment contribué), Staline dont il dresse un portrait stupéfiant, Ben Gourion, Nasser (le seul qu’il n’ait pas rencontré physiquement, mais qu’il a influencé de plusieurs façons), ainsi que deux présidents des Etats-Unis, Kennedy et Richard Nixon, qui reconnaîtront ce qu’il doivent à celui qui était alors "la voix de la France" et qui portait une conception, non seulement de la diplomatie française mais aussi des relations entre puissances très éloignée de celle qui prévaut aujourd’hui. L'esprit contemporain ne saisit plus l’époque où la profondeur historique des Etats l’emportait sur les fixations idéologiques - quand, par exemple, le gouvernement de la Libération noua des relations avec Franco, quand ce dernier protégeait obstinément Fidel Castro, quand, en décembre 1944, De Gaulle tient à s’allier avec l’Ogre du Kremlin, quand Nasser faisait pendre les dirigeants communistes au Caire pendant qu’il s’alliait à la Russie soviétique et quand, déjà, Washington poussait contre lui les Frères Musulmans... Il y a dans cette conversation, en filigrane, une leçon de diplomatie classique qui découvre, outre un De Gaulle méconnu, ce que pourrait être une diplomatie française renouvelée, inspiratrice d’un ordre mondial fort éloigné, quant à l’inspiration, aux principes et à la forme, de celui que tente d’imposer l'erratique M. Trump...
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