Les Conversations

Les Conversations de Paul-Marie Coûteaux n°52 - Prince Jean : un roi pour la République ? (2ème partie)

Publiée le 27/10/2024

Dans cette seconde Conversation (qui se comprendra mieux si l’on a vu la première, diffusée le 13 octobre dernier), le prince Jean, chef de la Maison de France, aborde quelques questions plus directement politiques, tout en gardant la prudence extrême, la simplicité et la réserve qui le caractérisent. Il revient sur ses voyages, en France et à l’étranger, sa foi profonde face à une société en décomposition, sur le sens que revêt pour lui le mot "service", la tentative du général De Gaulle de rétablir la monarchie élective, les réformes institutionnelles qui lui paraissent impératives, notamment la décentralisation, enfin sur ses relations avec les Français qu’il rencontre, sur la nécessité de restaurer la souveraineté nationale ou de renouer des relations de confiance avec la Russie. Sur l’opportunité de cette rencontre alors que nos instituions sont mises à rude épreuve, on se se reporter à la présentation de la première conversation. 

Les Conversations avec Jean-Christian Petitfils - Révolution Française : Souveraineté usurpée & mécanique de la Terreur

Publiée le 08/11/2026

A l’heure où la mythologie républicaine jette en France ses derniers feux, poursuivons avec Jean-Christian Petitfils notre relecture de la Révolution française, en nous attachant aux faits. Comme nous l’avons vu dans une première conversation, l’engrenage de l’année 1789 procède d’une série de malheurs qui se sont abattus sur la France sans discontinuer depuis 1786 : coût du soutien à la Révolution américaine, désastres climatiques répétés, mauvaises récoltes, gestions hasardeuses de ministres dépensiers tels Necker, acharnement de la Couronne britannique à prendre sa revanche… Le fait majeur, la soudaine décision d’une partie des députés du Tiers état de se déclarer "Assemblée nationale" fut, en juin, un pur coup de force qui laissa sans réaction un Roi déboussolé par la mort, quelques jours plus tôt, de son fils - un Roi au tempérament pacifique qui ne comprit pas que c’était la souveraineté royale elle-même qui se trouvait confisquée. Coup de force qui était pourtant un coup d’Etat, si brutal qu’il s’ensuivit dès les semaines suivantes de violentes émeutes, dont la prise de la Bastille, et des déséquilibres institutionnels qui allaient plonger la France dans des violences puis des guerres prolongées jusqu'à Waterloo.Comme le résume Emmanuel de Waresquiel, la Révolution française plongea la France dans une longue série de terreurs, à Paris d’abord puis, assez vite, en province, qui ouvrit l’engrenage de la guerre. Œuvre d’une minorité agissante, elle n’instaura nullement la démocratie, insiste Petitfils - créant cependant une série d’institutions nouvelles que les Français tiennent pour un acquis, mais qui n’en est pas moins soumis aujourd’hui à un vaste examen critique.