Les Conversations

Les Conversations de Paul-Marie Coûteaux n°52 - Prince Jean : un roi pour la République ? (2ème partie)

Publiée le 27/10/2024

Dans cette seconde Conversation (qui se comprendra mieux si l’on a vu la première, diffusée le 13 octobre dernier), le prince Jean, chef de la Maison de France, aborde quelques questions plus directement politiques, tout en gardant la prudence extrême, la simplicité et la réserve qui le caractérisent. Il revient sur ses voyages, en France et à l’étranger, sa foi profonde face à une société en décomposition, sur le sens que revêt pour lui le mot "service", la tentative du général De Gaulle de rétablir la monarchie élective, les réformes institutionnelles qui lui paraissent impératives, notamment la décentralisation, enfin sur ses relations avec les Français qu’il rencontre, sur la nécessité de restaurer la souveraineté nationale ou de renouer des relations de confiance avec la Russie. Sur l’opportunité de cette rencontre alors que nos instituions sont mises à rude épreuve, on se se reporter à la présentation de la première conversation. 

Les Conversations n°81 de Paul-Marie Coûteaux avec Eric Branca - De Gaulle l’anti-Trump ? Quand la France parlait au monde

Publiée le 05/04/2026

Après deux conversations consacrées à son métier de journaliste, puis à deux de ses ouvrages les plus marquants ("Histoire secrète de la droite française" puis "L’ami américain"), ouvrages qui l’imposèrent comme l'un des meilleurs historiens du XXème siècle (voir Conversations n° 73 et n°75), venons-en au monument qu’Eric Branca consacra en 2020 aux relations entre le général De Gaulle et quelques-unes des grandes figures historiques qu’il a rencontrées, qui l‘ont marqué et qu’il a sans doute beaucoup marquées en retour : Franco, le cardinal Roncalli (futur pape Jean XXIII à l’élection duquel il a puissamment contribué), Staline dont il dresse un portrait stupéfiant, Ben Gourion, Nasser (le seul qu’il n’ait pas rencontré physiquement, mais qu’il a influencé de plusieurs façons), ainsi que deux présidents des Etats-Unis, Kennedy et Richard Nixon, qui reconnaîtront ce qu’il doivent à celui qui était alors "la voix de la France" et qui portait une conception, non seulement de la diplomatie française mais aussi des relations entre puissances très éloignée de celle qui prévaut aujourd’hui. L'esprit contemporain ne saisit plus l’époque où la profondeur historique des Etats l’emportait sur les fixations idéologiques - quand, par exemple, le gouvernement de la Libération noua des relations avec Franco, quand ce dernier protégeait obstinément Fidel Castro, quand, en décembre 1944, De Gaulle tient à s’allier avec l’Ogre du Kremlin, quand Nasser faisait pendre les dirigeants communistes au Caire pendant qu’il s’alliait à la Russie soviétique et quand, déjà, Washington poussait contre lui les Frères Musulmans... Il y a dans cette conversation, en filigrane, une leçon de diplomatie classique qui découvre, outre un De Gaulle méconnu, ce que pourrait être une diplomatie française renouvelée, inspiratrice d’un ordre mondial fort éloigné, quant à l’inspiration, aux principes et à la forme, de celui que tente d’imposer l'erratique M. Trump...