Les Conversations

Les Conversations : D'un bonheur à l’autre, la vie foisonnante d'André Bercoff

Publiée le 07/05/2022
"Il y a des hommes, disait Victor Hugo, qui sont comme des océans". André Bercoff est un de ces hommes-océans, et l'on reste époustouflé par l'incroyable diversité des personnages, des pays et des situations qu'a connus cet observateur truculent, actuellement journaliste-vedette de Sud Radio (12h /14 h : "Bercoff dans tous ses états"). Par le journalisme, profession qu'il a embrassée et exercée avec autant d'appétit que de ferveur, il semble avoir presque tout connu du monde des dernières décennies, depuis sa naissance à Beyrouth en 1940, et l'on dirait que, mû par une curiosité, une énergie et surtout une indépendance d’esprit indestructibles, il a su tout voir, comprendre, et dire du monde tel qu’il va. Il est de surcroît servi par une capacité hors pair à raconter : qu’on en juge !

Les Conversations de Paul-Marie Coûteaux avec Michel Onfray (2ème partie) - "Je suis judéo-chrétien"

Publiée le 02/08/2026

Michel Onfray est l’un des rares personnages qui m’intimident : l’extraordinaire agilité de son intelligence, sa très vaste érudition mise au service d'une force de travail qui ne l’est pas moins (il a déjà publié plus de 150 livres !), par dessus tout son permanent souci de la vérité, dût-il brûler ses vaisseaux pour pouvoir la dire, en font l’un des rares intellectuels français universels, capable de s’adresser à tout Français - outre qu’il est le plus traduit de nos philosophes et essayistes, son rayonnement à l’étranger faisant honneur à la France.

Dans une première conversation, il s’est livré avec beaucoup de simplicité et de confiance en nous parlant de son Père, figure marquante entre toutes, de sa mère, de son enfance dans une ferme modeste de Normandie. Nous poursuivons ici ce récit avec les années où il fut placé dans un orphelinat catholique, où le réflexe qui le fit écrire dès l’âge de 10 ans fut pour ainsi dire la clef de sa prison,  ses premiers ouvrages publiés très jeune, son refus obstiné de toute carrière universitaire, sa farouche indépendance d’esprit. Celle-ci ne fut pas mise en défaut, comme elle aurait pu l’être, lorsque, dans les premiers années du nouveau siècle ( il avait quarante ans)  l’anarchisme obstiné de ses premiers écrits fut pris comme à rebours par l’évolution de notre civilisation, laquelle révéla année après année que, tandis que s’installait une bien réelle anarchie, il découvrit assez vite  qu’il n’y avait fait pas , pour reprendre la célèbre formule soixante-huitarde, « sous les pas pavés la plage », mais au contraire « sous les pavés la barbarie ». D’autres auraient pus s‘accrocher à leurs premières fixations idéologiques : il n’en fit rien, et, analysant notre monde tel qu’il évolue, ou tel qu'il s'effondre, il engagea une véritable révolution intellectuelle qui lui permet de découvrir les plus fraîches, et les plus terribles vérités sur la profonde « décimalisation » qui prend à la gorge l’ancien libertaire. Une conversation sans fin…