Les Conversations
Les Conversations - Michel Maffesoli : "La modernité, c’est fini !"
Aux Modernes qui règnent depuis trois siècles sur la pensée occidentale, le philosophe et sociologue Michel Maffesoli décrit avec un bon sourire l’effondrement de la Modernité. Elève et disciple de Martin Heidegger, ce professeur de Sorbonne qui a très vite conquis tous les degrés de la carrière universitaire montre comment, par mille ruses, l’humanité de l’Homme parvient à déjouer l’enfermement général des sociétés techno-progressistes. Et l’on découvre peu à peu, au fil d’une conversation qui le dévoile par petites touches, ce que cache son célèbre et perpétuel sourire, une confiance inextinguible dans l’espièglerie toujours rieuse de l’esprit européen : en portant toute l’histoire de l’Europe, ce grand érudit est capable de lui rendre à lui seul une jeunesse !
Les Conversations de Paul-Marie Coûteaux avec Jean-Christian Petitfils - Révolution américaine, dettes de Necker : les causes de la Révolution
Certains livres sont des événements. Jean-Christian Petitfils, travailleur infatigable qui n’est pas sans raison celui de nos historiens dont les ouvrages connaissent la plus large audience, s’est déjà confié pour TVL, relatant sa vie dans une première Conversation diffusée voici trois ans. Il y revint pour nous sur les titres les plus marquants d'une œuvre foisonnante, notamment une biographie ou une "historiographie" de Jésus et celles des cinq rois bourbons. On attendait le couronnement, si l’on peut dire : une histoire complète de la Révolution française. La voici, monumentale, l’auteur déployant au long de mille et une pages toutes les qualités qu’on lui connait : un talent de plume devenu rare, le soin de saisir l’événement en le plongeant dans l’époque, alliant l’étude de caractères à la sociologie, l’économie à l’histoire des idées - et le courage de détruire quelques idées reçues, dussent quelques vieilles gloires républicaines sortir du Panthéon… Nous avons dû insérer les aspects de cet événement immense et répartir une suite d’entretiens entre quelques grands sujets. Commençons par les causes principales du processus révolutionnaire, moins "démocratique" qu’il ne fut dictatorial, moins libérateur qu’il ne fut terroriste, et moins mécanique qu'il ne fut le résultat d'une suite de circonstances malheureuses - tout ayant pu, à tout moment être rattrapé. Il faut dire que, après les énormes dépenses de la guerre d’Amérique, les dettes qu’accrut au-delà de toute raison M. Necker, banquier suisse et protestant, avaient de quoi ébranler un édifice monarchique qui, certes fragile, loin de l’absolutisme qu’on lui prête aujourd’hui, n’en avait pas moins assuré la prééminence mondiale incontestée de la France - au risque de susciter nombre de jalousies qui se révéleront acharnées...
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