Les Conversations

Les Conversations n°47 de Paul-Marie Coûteaux avec Alain Juillet : Les Etats-Unis se sont imposés au monde par la force (2ème partie)

Publiée le 23/06/2024

La conversation avec Alain Juillet se poursuit, égrenant quelques uns des épisodes les plus étonnants de ce que Alain Juillet nomme les "guerres non déclarées", ces guerres hybrides, aux composantes à la fois économiques, culturelles, et quelquefois discrètement militaires, qui sans cesse opposent les grandes puissances entre elles - et que mènent souvent, contre la France, ses principaux partenaires, notamment les Etats-Unis et l’Allemagne. Après avoir été directeur du Renseignement à la DGSE, Alain Juillet parvient à faire comprendre aux gouvernements de Jacques Chirac l’apport spécifique et crucial du renseignement et du contre-renseignement économique, dont il finit par faire une discipline à part entière. Avec quelques autres conscrits, Bernard et François-Xavier Carayon, Christian Harbulot, Bernard Besson,  il l’implante peu dans notre pays, après qu’il a essuyé quelques désastres. Oublié un peu partout, y compris au sommet de l’Etat, le sens de l’intérêt supérieur de la Nation ne s’est du moins pas perdu au sein des "Services". Suivons encore ce très docte et toujours sage octogénaire qui, converti en pèlerin de "l’intelligence économique" nous montre, souvent de façon touchante, ce que peut être une vie consacrée au service opiniâtre et discret de son pays.  

Les Conversations de Paul-Marie Coûteaux avec Lorrain de Saint Affrique : Au cœur du clan Le Pen (2ème partie)

Publiée le 12/07/2026

Dans une première Conversation, nous avons suivi la jeunesse, dans une grande famille du Sud-Ouest, et les premiers pas à Paris de Lorrain de Saint Affrique dans sa carrière de "communicant" - tout en étant un bel afficionados des nuits parisiennes. D’abord collaborateur du président Giscard d’Estaing à l’Elysée, le hasard lui fait croiser par deux fois la route de Jean-Marie Le Pen : un jour, c’est le coup de foudre. Il mettra tout son talent, sa plume, son imagination et sa connaissance des milieux parisiens au service du président du Front National, dont on observe à travers lui la personnalité, passablement baroque et bien plus complexe qu’on ne le dit : voici raconté l’épisode du "détail", les progrès de l'organisation territoriale du Front National, (à travers notamment son expérience de premier secrétaire de la fédération FN du Gard), et bien des sinuosités de l’état-major qui, à Paris, entoure le "Menhir" - il relate ici l’épisode du groupe parlementaire dont il est un pilier, puis les crises qui conduiront à la sécession préparée de longue main, de Bruno Maigret - dont, tirant très vite la sonnette d’alarme devant un chef aveugle, il paiera le prix. Après une "traversée du désert" au cours de laquelle, notamment, son entregent permet la constitution de liste Pasqua-Villiers, en 1999, il retrouvera le mythique JMLP en butte à la politique de dédiabolisation de celle dont il fit son héritière politique, Marine Le Pen, avant de l’accompagner dans ses dernières années de mandat européen, notamment pour contribuer au succès de ses Mémoires, en 2018 et 2019, puis de son "Journal de bord", restant jusqu’au bout près de lui, avec une fidélité et un désintéressement qui forcent l’admiration. Ce n’est pas sans fierté qu’il peut dire que Jean-Marie Le Pen n’a pris sa retraite qu’à 91 ans, comme député européen, mais aussi comme grande voix de la politique française, grâce à lui jusqu’à sa mort. Un grand coup de chapeau à l'admirable chevalier !