Passé Présent

Passé-Présent n°325 : Quand l'Etat français tire sur son peuple

Publiée le 12/04/2022
Le 26 mars 1962 à 14h50, des soldats du 4ème régiment de tirailleurs placés face à plusieurs milliers de manifestants pieds-noirs favorables à l'Algérie française, tirent dans la foule rue d'Isly, dans le centre d'Alger, faisant plus de 80 victimes. Les médias n'ont pas cru devoir consacrer à ce massacre des études en rapport avec la gravité de l'événement. L'invité de Philippe Conrad, Jean Monneret, docteur en Histoire et spécialiste du conflit algérien, s'emploie à détailler les signes déclencheurs de cette tuerie. Une ténébreuse affaire : la fusillade du 26 mars 1962 à Alger par Jean Monneret – L'Harmattan – 160 p. - 15,50 €

Passé Présent avec Philippe Capron - Guerre Iran-USA : L’actualité dans le miroir de l’histoire

Publiée le 22/04/2026

Tensions croissantes au Moyen-Orient, frappes ciblées, menaces sur le trafic maritime, bras de fer stratégique entre Washington et Téhéran : la confrontation entre les Etats-Unis et l’Iran ravive le spectre d’un affrontement majeur, aux conséquences potentiellement globales. Mais cette guerre, en apparence nouvelle, l’est-elle vraiment ? Car derrière l’actualité immédiate se dessinent des logiques bien connues : un droit international contesté et sans véritable arbitre, des sanctions économiques aux effets souvent limités, et des stratégies asymétriques où les adversaires ne poursuivent ni les mêmes objectifs, ni la même forme de guerre.
D’un côté, la puissance militaire américaine et sa capacité de frappe technologique. De l’autre, une stratégie indirecte, qui joue sur la durée, sur la pression régionale et sur les opinions publiques. Une opposition qui rappelle que, dans l’histoire, la supériorité militaire ne suffit pas toujours à emporter la décision. Se pose aussi la question des moyens : les bombardements peuvent-ils, à eux seuls, faire plier un régime ? Et celle des fins : que signifie réellement “gagner” une guerre, lorsque les objectifs évoluent au fil du conflit ? Enfin, en toile de fond, demeurent des enjeux structurants : le pétrole, les équilibres régionaux, la prolifération nucléaire — et cette leçon récurrente de l’histoire, selon laquelle une guerre engagée est toujours plus facile à commencer qu’à conclure.
Pour répondre à ces questions "Passé-Présent" reçoit Philippe Capron, auteur du "Dictionnaire impertinent de la guerre" paru chez Pierre de Taillac.