Zooms

Zoom - Laurent Richier : Le scandale de la viande en barquette

Publiée le 22/06/2023

Laurent Richier est devenu boucher par accident. Issu d’une famille très modeste, il sait que ses parents ne sont pas du genre à le laisser chômer. Après une scolarité difficile et un certain mépris du corps professoral, il se résout à suivre un cursus de CAP en boucherie. Très vite, les images qu’il doit côtoyer chaque jour le heurtent. Plus encore que la cohabitation avec les animaux morts, Laurent Richier doit avant tout affronter des pratiques frauduleuses et dangereuses pour les consommateurs. Les viandes périmées sont reconditionnées, souvent plusieurs fois. Les laboratoires de préparation sont parfois partagés avec les rats, les bacs, les outils et les broches sont sales, la viande diffuse une odeur nauséabonde. Une seule obsession, limiter les pertes au maximum, et tant pis si le client s’intoxique. A cela s’ajoute bien sûr, les très grandes failles de traçabilité qui ont souvent pu donner lieu à des scandales d’ampleur à l’image de l’affaire des lasagnes de cheval. Dans tout cela, les autorités sanitaires apparaissent bien timides, et c’est aussi ce que dénonce Laurent Richier dans son ouvrage "Viande : Et si vous saviez..." (VA Editions). Un entretien qui vous fera mieux choisir où vous achetez votre steak !

Zoom - Ivan Rioufol : "Nous allons vivre la révolution des oubliés"

Publiée le 16/02/2026

Célèbre journaliste et essayiste, Ivan Rioufol est l’invité de TVLibertés pour présenter son nouveau livre, "La révolution des oubliés". Dans cet essai incisif, la charge est nette. Rioufol ne décrit pas une agitation passagère, mais un pays travaillé en profondeur par une colère froide : celle de Français qui ne se sentent plus représentés. Les"oubliés", affirme-t-il, ne sont ni marginaux ni extrêmes, mais une majorité active convaincue que le pouvoir s’est éloigné du réel. Son livre dresse la cartographie d’une fracture - sociale, culturelle, démocratique - et questionne la légitimité d’élites jugées déconnectées. Pourtant, derrière la critique affleure une espérance : celle d’un sursaut des consciences, d’un retour au débat franc, d’une reconquête du sens commun. La révolution qu’il annonce ne se ferait ni dans la rue ni dans le fracas, mais dans les esprits. Une révolution silencieuse, patiente, qu’il estime déjà en marche : "La révolution du bon sens a gagné les esprits. Le vieux monde politique ne tient plus qu’à un fil".