Zooms

Zoom - Louis-Henri de La Rochefoucauld : Dans les arrière-cuisines de la presse et de l’édition

Publiée le 17/10/2023

Encore auréolé du prestigieux Prix des Deux Magots pour son livre "Château de sable", Louis-Henri de La Rochefoucauld revient avec son dixième roman : "Les petits farceurs". Un roman salué par la presse qu’il ne manque pourtant pas d’étriller, grâce aux personnages du livre, dans un tableau très actuel des mœurs des médias et de l’édition : "Toute cette mascarade de sacripants et de sigisbées, de saligauds et de sagouins, mais c’était magnifique ! Toute cette bande de satrapes, de maquignons et de loubards m’incitaient à courir m’enfermer chez moi pour écrire ce que j’ai vu !". C’est ce que Louis-Henri de La Rochefoucauld fait avec talent en narrant l’histoire de Paul et Henri : lorsque Paul le provincial rencontre Henri Le Parisien, c’est l’amitié immédiate. Ils sont étudiants et s’imaginent des destins flamboyants. Devenu journaliste dilettante, Henri découvre les arrière-cuisines de la presse et de l’édition. Paul publie un roman ambitieux que personne ne lit. Malgré cet échec, un éditeur rompu à tous les coups lui propose d’écrire dans l’ombre les livre à succès des autres. Mais peut-on prêter sa plume sans vendre son âme ? Dans un Paris dont la cruauté pousse à la mélancolie et ou détachement, même l’amitié est mise à l’épreuve ; tout autant que l’amour, dernier carrefour des illusions. Paul et Henri s’étaient rêvés grands écrivains, ils ne seront jamais que des petits farceurs…

Zoom - Ivan Rioufol : "Nous allons vivre la révolution des oubliés"

Publiée le 16/02/2026

Célèbre journaliste et essayiste, Ivan Rioufol est l’invité de TVLibertés pour présenter son nouveau livre, "La révolution des oubliés". Dans cet essai incisif, la charge est nette. Rioufol ne décrit pas une agitation passagère, mais un pays travaillé en profondeur par une colère froide : celle de Français qui ne se sentent plus représentés. Les"oubliés", affirme-t-il, ne sont ni marginaux ni extrêmes, mais une majorité active convaincue que le pouvoir s’est éloigné du réel. Son livre dresse la cartographie d’une fracture - sociale, culturelle, démocratique - et questionne la légitimité d’élites jugées déconnectées. Pourtant, derrière la critique affleure une espérance : celle d’un sursaut des consciences, d’un retour au débat franc, d’une reconquête du sens commun. La révolution qu’il annonce ne se ferait ni dans la rue ni dans le fracas, mais dans les esprits. Une révolution silencieuse, patiente, qu’il estime déjà en marche : "La révolution du bon sens a gagné les esprits. Le vieux monde politique ne tient plus qu’à un fil".