Bistro Libertés

Bistro Libertés avec Alain Juillet - Un patron du renseignement se met à table

Publiée le 29/05/2024

Alain Juillet a consacré sa vie au service de l’Etat. Un Etat pourtant qui ne lui pardonnera pas ses prises de positions sur la Russie. C’est donc un homme courageux que nous avons ce soir.

Il a étudié puis enseigné dans les plus prestigieuses grandes écoles. Mais ce n’est pas un pur esprit : il a été cinq ans officier au sein des commandos du service Action du contre-espionnage français.

Universitaire, espionnage, défense nationale, cela suffit pour remplir la vie d’un homme accompli… et bien non, pas pour lui. Il a aussi donné son énergie pour redresser des entreprises en grandes difficultés comme Suchard ou Bongrain dont dépendent 22 000 producteurs.

 

Après un tour de l’actualité (Russie, Israël), ce "Bistro Libertés" s’attaque à deux sujets brûlants :

1) Nouvelle-Calédonie, Mayotte, Guyane : la France est-elle en train de perdre pied dans ses Outre-mer ?

Que faut-il penser des accusations d’ingérence étrangère ? Comment rétablir l’ordre républicain ? Quelle politique pour nos Outre-mer ?

 

2) Affaire Mohamed Amra : preuve de la faillite de l’État ?

La France est-elle devenue un eldorado pour le grand banditisme ? Comment rétablir l’autorité de l’Etat ?

Ernotte et France TV : la grande magouille ? Bistro Libertés avec Jean-Jacques Cordival

Publiée le 01/04/2026

Delphine Ernotte qui avait lancé la traque aux "mâles blanc de plus de 50 ans" est reconduite pour un 3ème mandat à la présidence de France Télévisions. 

Pendant ce temps, la commission d’enquête sur l’audiovisuel public n’en finit pas de faire des vagues et pointe sa gestion calamiteuse : gestion opaque, copinage, choix éditoriaux contestés et manque de transparence.

Pour en parler, Éric Morillot a réuni un plateau de spécialistes de l’audiovisuel avec le grand syndicaliste Jean-Jacques Cordival entouré de Béatrice Rosen, Mike Borowski, Adrien Abauzit et Greg Tabibian.

 

Ancien cadre de France Télévisions, Jean-Jacques Cordival devient président de la Fédération CGC des Médias et secrétaire général du Syndicat National des Personnels de la Communication et de l’Audiovisuel. Il est auditionné par la commission d’enquête. Un témoignage que son talentueux et tenace rapporteur Charles Alloncle résume ainsi : "Il a dénoncé l’incapacité de Delphine Ernotte à réduire la masse salariale de France Télévisions. Malgré près de 2 300 salariés en moins, la masse salariale est pourtant passée de 894 millions d’euros à son arrivée à près d’un milliard d’euros aujourd’hui. Pire, il souligne que la masse salariale de TF1 ne représente que 18 % de son chiffre d’affaires, quand elle s'élève à 40 % pour France Télévisions".

C’est un chaud partisan du service public et il dénonce la concentration du secteur audiovisuel autour de grands groupes privés. Il défend une vision d’un service public plus indépendant et mieux protégé. Et pourtant, il n’est pas apprécié par la très gauchiste CGT, ni par la justice : il sera débouté de sa plainte en diffamation contre plusieurs militants de la CGT de France Télévisions.

C’est un véritable gardien du paysage audiovisuel français : il a mené des actions judiciaires ou plaintes concernant des conflits d’intérêts, la mauvaise gestion des ressources et des avantages jugés indus.

Candidat à la présidence de France TV en 2005, il s’oppose 10 ans plus tard à la nomination de Delphine Ernotte, totalement inexpérimentée puisqu’elle a fait toute sa carrière cher Orange. Il considère que la nomination d’Ernotte est "entachée d’irrégularités, marquée par un manque de transparence et biaisée dès le départ". Il est donc allé jusqu’à déposer une plainte contre le processus de reconduction pour un troisième mandat. Il parle même de “mascarade” et de “grand n’importe quoi” concernant son processus de nomination.

Vous l’aurez compris, c’est une grande gueule que nous avons ce soir.