Bistro Libertés
D’un Le Pen à l’autre : Bistro Libertés avec leurs proches
La disparition de Jean-Marie Le Pen marque-t-elle la fin d'une ère ? "Le Pen père" était-il le Trump français avant l'heure ? De Jean-Marie à Marine, y-a-t-il une rupture ou une continuité ? Que reste-il de Jean-Marie Le Pen dans le "marinisme" ?
Pour en parler, Eric Morillot a réuni plusieurs générations :
- Romain Maréchal, petit fils de Jean-Marie Le Pen, frère de Marion Maréchal et neveu de Marine Le Pen, dirige "Épopée" qui se veut un Netflix français enraciné ;
- Alice Cordier, présidente du collectif identitaire féministe "Némésis", qui représente la jeune génération ;
- Jean-Yves Le Gallou, énarque qui a été une des têtes pensantes du FN. Il s’est aussi fait connaitre en créant le Club de l’Horloge, formidable vivier d’intellectuels de droite ;
- Bruno Gollnisch, véritable frère d’arme du combat politique de Jean-Marie Le Pen. Il a siégé à ses côtés à l’Assemblée nationale et au Parlement européen. Cet ancien vice-président du Front National incarne le canal historique du "lepénisme" au Rassemblement National.
- Le communicant Arnaud Stephan a été un ancien conseiller de Jean-Marie Le Pen, mais aussi de Marine Le Pen et de Marion Maréchal.
Ernotte et France TV : la grande magouille ? Bistro Libertés avec Jean-Jacques Cordival
Delphine Ernotte qui avait lancé la traque aux "mâles blanc de plus de 50 ans" est reconduite pour un 3ème mandat à la présidence de France Télévisions.
Pendant ce temps, la commission d’enquête sur l’audiovisuel public n’en finit pas de faire des vagues et pointe sa gestion calamiteuse : gestion opaque, copinage, choix éditoriaux contestés et manque de transparence.
Pour en parler, Éric Morillot a réuni un plateau de spécialistes de l’audiovisuel avec le grand syndicaliste Jean-Jacques Cordival entouré de Béatrice Rosen, Mike Borowski, Adrien Abauzit et Greg Tabibian.
Ancien cadre de France Télévisions, Jean-Jacques Cordival devient président de la Fédération CGC des Médias et secrétaire général du Syndicat National des Personnels de la Communication et de l’Audiovisuel. Il est auditionné par la commission d’enquête. Un témoignage que son talentueux et tenace rapporteur Charles Alloncle résume ainsi : "Il a dénoncé l’incapacité de Delphine Ernotte à réduire la masse salariale de France Télévisions. Malgré près de 2 300 salariés en moins, la masse salariale est pourtant passée de 894 millions d’euros à son arrivée à près d’un milliard d’euros aujourd’hui. Pire, il souligne que la masse salariale de TF1 ne représente que 18 % de son chiffre d’affaires, quand elle s'élève à 40 % pour France Télévisions".
C’est un chaud partisan du service public et il dénonce la concentration du secteur audiovisuel autour de grands groupes privés. Il défend une vision d’un service public plus indépendant et mieux protégé. Et pourtant, il n’est pas apprécié par la très gauchiste CGT, ni par la justice : il sera débouté de sa plainte en diffamation contre plusieurs militants de la CGT de France Télévisions.
C’est un véritable gardien du paysage audiovisuel français : il a mené des actions judiciaires ou plaintes concernant des conflits d’intérêts, la mauvaise gestion des ressources et des avantages jugés indus.
Candidat à la présidence de France TV en 2005, il s’oppose 10 ans plus tard à la nomination de Delphine Ernotte, totalement inexpérimentée puisqu’elle a fait toute sa carrière cher Orange. Il considère que la nomination d’Ernotte est "entachée d’irrégularités, marquée par un manque de transparence et biaisée dès le départ". Il est donc allé jusqu’à déposer une plainte contre le processus de reconduction pour un troisième mandat. Il parle même de “mascarade” et de “grand n’importe quoi” concernant son processus de nomination.
Vous l’aurez compris, c’est une grande gueule que nous avons ce soir.
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