Bistro Libertés
La Grande Rétrospective 2024 - Bistro Libertés avec Geoffroy Lejeune
Pour en parler l’invité spécial d’Eric Morillot est un homme de presse dont les fonctions de direction ont provoqué l’émoi de la bien pensance. Il est vrai que c’est un homme de convictions, ami de Marion Maréchal et un proche d’Éric Zemmour. Il lui a consacré d’ailleurs un livre intitulé « Zemmour Président, de la fiction à la réalité ».
Pourtant, Il réfute l’idée d’être au service d’une mouvance.
Il déclare au Figaro, «Je suis un militant du journalisme, pas d’un bord politique».
Et le journalisme lui réussit bien. Après l’École Supérieure de Journalisme de Paris, il entre au « Point ». Il fait des chroniques sur « Europe 1 » et « Sud Radio ». Ses fréquentes apparitions TV aux côtés d’Ardisson, de Laurent Ruquier ou d’Arlette Chabot sont très remarquées.
En 2013 il intègre le magazine « Valeurs Actuelles » dont il devient très rapidement le rédacteur en chef du service politique. La ligne éditoriale qu’il arrête est jugée trop favorable à Éric Zemmour et déplait à l’actionnaire principale du magazine.
Arnaud Lagardère, qui voit en lui le redresseur de « Valeurs Actuelles » , lui propose de prendre la tête du « Journal Du Dimanche » dont le groupe de presse a été racheté par Vincent Boloré .
Sa nomination suscite des remous au sein de la rédaction qui déclenche une grève de 40 jours. La non parution du journal et la moue de certains annonceurs n’entament pas la détermination de la direction. Il est donc la preuve que le noyautage de la presse par la gauche wokiste n’est pas une fatalité.
Au programme de ce épisode :
1. Y’a-t-il un pilote dans l’avion France ? Quel bilan tirer de l’année 2024 pour la France ?
La politique française a-t-elle touché le fond ?
Quelles perspectives pour 2025 ?
2. 2024 : année de guerres et d’élections.
Quel bilan tirer de l’année ayant vu le plus d’élections de l’histoire ? La démocratie en sort-elle renforcée ?
L’Occident est-il durablement affaibli ? Faut-il craindre un embrasement mondial ?
Quel avenir pour la paix ?
Ernotte et France TV : la grande magouille ? Bistro Libertés avec Jean-Jacques Cordival
Delphine Ernotte qui avait lancé la traque aux "mâles blanc de plus de 50 ans" est reconduite pour un 3ème mandat à la présidence de France Télévisions.
Pendant ce temps, la commission d’enquête sur l’audiovisuel public n’en finit pas de faire des vagues et pointe sa gestion calamiteuse : gestion opaque, copinage, choix éditoriaux contestés et manque de transparence.
Pour en parler, Éric Morillot a réuni un plateau de spécialistes de l’audiovisuel avec le grand syndicaliste Jean-Jacques Cordival entouré de Béatrice Rosen, Mike Borowski, Adrien Abauzit et Greg Tabibian.
Ancien cadre de France Télévisions, Jean-Jacques Cordival devient président de la Fédération CGC des Médias et secrétaire général du Syndicat National des Personnels de la Communication et de l’Audiovisuel. Il est auditionné par la commission d’enquête. Un témoignage que son talentueux et tenace rapporteur Charles Alloncle résume ainsi : "Il a dénoncé l’incapacité de Delphine Ernotte à réduire la masse salariale de France Télévisions. Malgré près de 2 300 salariés en moins, la masse salariale est pourtant passée de 894 millions d’euros à son arrivée à près d’un milliard d’euros aujourd’hui. Pire, il souligne que la masse salariale de TF1 ne représente que 18 % de son chiffre d’affaires, quand elle s'élève à 40 % pour France Télévisions".
C’est un chaud partisan du service public et il dénonce la concentration du secteur audiovisuel autour de grands groupes privés. Il défend une vision d’un service public plus indépendant et mieux protégé. Et pourtant, il n’est pas apprécié par la très gauchiste CGT, ni par la justice : il sera débouté de sa plainte en diffamation contre plusieurs militants de la CGT de France Télévisions.
C’est un véritable gardien du paysage audiovisuel français : il a mené des actions judiciaires ou plaintes concernant des conflits d’intérêts, la mauvaise gestion des ressources et des avantages jugés indus.
Candidat à la présidence de France TV en 2005, il s’oppose 10 ans plus tard à la nomination de Delphine Ernotte, totalement inexpérimentée puisqu’elle a fait toute sa carrière cher Orange. Il considère que la nomination d’Ernotte est "entachée d’irrégularités, marquée par un manque de transparence et biaisée dès le départ". Il est donc allé jusqu’à déposer une plainte contre le processus de reconduction pour un troisième mandat. Il parle même de “mascarade” et de “grand n’importe quoi” concernant son processus de nomination.
Vous l’aurez compris, c’est une grande gueule que nous avons ce soir.
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