Passé Présent
Le Nouveau Passé-Présent - Un nouveau regard sur Jeanne d'Arc
Il y a 592 ans, presque jour pour jour, Jeanne d’Arc était brûlée vive sur la place du Vieux-Marché à Rouen, à l’âge de 19 ans. Son épopée commencée 2 ans auparavant a changé le cours de la guerre de Cent Ans. Réhabilitée en 1456, béatifiée en 1909 puis canonisée au lendemain de la Première Guerre mondiale et déclarée patronne secondaire de la France, Jeanne d’Arc est devenue une héroïne du roman national français. Depuis la biographie écrite par Jules Michelet en 1853, ce sont des centaines de livres qui lui furent consacrés. Dans cette émission, Guillaume Fiquet reçoit l’auteur du dernier en date, Valérie Toureille dont l’ouvrage "Jeanne d’Arc" (Perrin, 2020) nous donne un nouvel éclairage sur la Pucelle d'Orléans, la replaçant dans son contexte, dans son milieu familial, écartant les légendes et, grâce à de nouvelles sources faisant parler de nouveaux témoins, détaillant son extraordinaire parcours. Il ne s’agit pas ici de refaire le détail chronologique de l’aventure de Jeanne, de sa mission, mais de comprendre qui elle était.
La Revue d'Histoire européenne : bit.ly/42tCcbT
Passé-Présent avec Nicolas Delange - "Nos ancêtres les Gaulois", un mythe fondateur ?
"Nos ancêtres les Gaulois" : la formule a fait sourire des générations d'écoliers, tant elle semblait n'évoquer que des barbares moustachus vivant de huttes et de sangliers, en attendant d'être civilisés par Rome. C'est l'image que l'école républicaine nous a transmise, et nous l'avons longtemps reçue sans la discuter. Or, depuis une trentaine d'années, l'archéologie a patiemment démoli ce tableau. Grâce aux fouilles préventives, aux nouvelles techniques de datation et a des disciplines qui n'existaient pas il y a un demi-siècle, ce qui remonte du sol dessine une tout autre civilisation : raffinée, techniquement en avance sur ses voisins, dotée d'un droit, d'institutions et de véritables contre-pouvoirs. Une révolution scientifique considérable, et pourtant passée presque inaperçue du grand public.
Pourquoi ce silence ?
Et surtout, que ferions-nous de cette redécouverte si nous décidions enfin de la prendre au sérieux ?
C'est précisément la question que pose notre invité, Nicolas Delange, dans un essai intitule "Découvrons-nous gaulois", sous-titré "Le mythe fondateur du peuple français".
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