Passé Présent

Le Nouveau Passé-Présent - Un nouveau regard sur Jeanne d'Arc

Publiée le 30/05/2023

Il y a 592 ans, presque jour pour jour, Jeanne d’Arc était brûlée vive sur la place du Vieux-Marché à Rouen, à l’âge de 19 ans. Son épopée commencée 2 ans auparavant a changé le cours de la guerre de Cent Ans. Réhabilitée en 1456, béatifiée en 1909 puis canonisée au lendemain de la Première Guerre mondiale et déclarée patronne secondaire de la France, Jeanne d’Arc est devenue une héroïne du roman national français. Depuis la biographie écrite par Jules Michelet en 1853, ce sont des centaines de livres qui lui furent consacrés. Dans cette émission, Guillaume Fiquet reçoit l’auteur du dernier en date, Valérie Toureille dont l’ouvrage "Jeanne d’Arc" (Perrin, 2020) nous donne un nouvel éclairage sur la Pucelle d'Orléans, la replaçant dans son contexte, dans son milieu familial, écartant les légendes et, grâce à de nouvelles sources faisant parler de nouveaux témoins, détaillant son extraordinaire parcours. Il ne s’agit pas ici de refaire le détail chronologique de l’aventure de Jeanne, de sa mission, mais de comprendre qui elle était.

La Revue d'Histoire européenne :  bit.ly/42tCcbT
 

Passé Présent avec Philippe Capron - Guerre Iran-USA : L’actualité dans le miroir de l’histoire

Publiée le 22/04/2026

Tensions croissantes au Moyen-Orient, frappes ciblées, menaces sur le trafic maritime, bras de fer stratégique entre Washington et Téhéran : la confrontation entre les Etats-Unis et l’Iran ravive le spectre d’un affrontement majeur, aux conséquences potentiellement globales. Mais cette guerre, en apparence nouvelle, l’est-elle vraiment ? Car derrière l’actualité immédiate se dessinent des logiques bien connues : un droit international contesté et sans véritable arbitre, des sanctions économiques aux effets souvent limités, et des stratégies asymétriques où les adversaires ne poursuivent ni les mêmes objectifs, ni la même forme de guerre.
D’un côté, la puissance militaire américaine et sa capacité de frappe technologique. De l’autre, une stratégie indirecte, qui joue sur la durée, sur la pression régionale et sur les opinions publiques. Une opposition qui rappelle que, dans l’histoire, la supériorité militaire ne suffit pas toujours à emporter la décision. Se pose aussi la question des moyens : les bombardements peuvent-ils, à eux seuls, faire plier un régime ? Et celle des fins : que signifie réellement “gagner” une guerre, lorsque les objectifs évoluent au fil du conflit ? Enfin, en toile de fond, demeurent des enjeux structurants : le pétrole, les équilibres régionaux, la prolifération nucléaire — et cette leçon récurrente de l’histoire, selon laquelle une guerre engagée est toujours plus facile à commencer qu’à conclure.
Pour répondre à ces questions "Passé-Présent" reçoit Philippe Capron, auteur du "Dictionnaire impertinent de la guerre" paru chez Pierre de Taillac.