Les Conversations

Les Conversations avec Anne Coffinier : Tout reprendre par l'école

Publiée le 01/05/2022
Le parti national est aujourd’hui défait, ce qui arriva souvent au long de notre Histoire. Mais il se relève toujours, tôt ou tard, par la grâce du renouvellement des générations, ou par les diverses voies de la transmission, grâce auxquelles le feu ne meurt pas. Constatant que l’Ecole, la plus puissantes de ces voies, se trouve aujourd’hui durablement grippée, Anne Coffinier, maître en histoire, ancienne élève de l'Ecole Normale Supérieure puis de l’ENA, enseignante et diplomate, a défriché depuis 20 ans les voies d’une Ecole nouvelle, vouée à la transmission des fondements de notre civilisation. En 2002, elle crée "Créer son Ecole", puis en 2008, la "Fondation pour l’école" (reconnue d’utilité publique) qui contribue puissamment à la rénovation du système éducatif français en développant la liberté scolaire, favorisant notamment la création d’écoles privées hors contrat, restaurant leurs programmes scolaires, aidant les écoles dites indépendantes, ou les Ecoles "privées hors contrat". Son succès est phénoménal. Cette femme, d’une énergie hors pair, qui a davantage fait à elle seule que n’importe quel ministre ou parti politique pour préserver les chances de la France, raconte ici un parcours, extraordinairement riche, semé d’embûches, mais qui a su redonner à notre civilisation l’une de ses plus sûres promesses de pérennité.

Conversations inédites avec Alain de Benoist suite et fin - Les peuples et la fabrique des ahuris

Publiée le 27/09/2026

Après la rediffusion, en août dernier, des toutes premières conversations de notre série, tournées voici dix ans dans les différentes demeures d’Alain de Benoist, nous sommes retournés le voir en septembre dernier dans sa maison de Normandie pour deux conversations inédites. Voici la seconde, par laquelle nous achevons ce long cycle - sans doute provisoirement... Il semble qu'une vie rangée, voire très réglée, à la campagne rende le fondateur de la Nouvelle Droite plus actif que jamais. Il publie environ deux ouvrages par mois - outre la supervision de plusieurs revues : Nouvelle Ecole (publication annuelle), Krisis (semestrielle), Eléments (bimestrielle) ! Plus actif et plus préoccupé que jamais sur le sort même de l’homme, confronté aux logiques conjointes du Capital et de la Machine. Choisissant quelques thèmes dans ce foisonnement intellectuel sans pareil, nous revenons avec lui sur le sens (et l’utilité) du mot souveraineté, la dialectique de la souveraineté nationale et de la souveraineté populaire, la résurrection possible des peuples entre dissolution du demos et révolte populiste. Sur quelle case s’arrêtera la boule noire ? D’un côté, Alain de Benoist entrevoit que la révolte des Gilets Jaunes ne fut peut-être qu’une "répétition générale" ; d’un autre, il constate la croissante aliénation des peuples et celle des "techniques d’ahurissement" - formule qui lui a déjà fourni, en 1963 (il y a plus de soixante ans !) le titre d’un de ses tout premiers articles. Le transhumanisme, dont il voit partout poindre les dangers, surgira-t-il de l’hébétude générale ? Dernière cette ultime conversation au ton amical, et d’aventure badin, beaucoup décèleront une lancinante angoisse, cette angoisse qui est sans doute le sentiment le plus largement, et secrètement partagé par nos contemporains.