Les Conversations

Les Conversations avec Anne Coffinier : Tout reprendre par l'école

Publiée le 01/05/2022
Le parti national est aujourd’hui défait, ce qui arriva souvent au long de notre Histoire. Mais il se relève toujours, tôt ou tard, par la grâce du renouvellement des générations, ou par les diverses voies de la transmission, grâce auxquelles le feu ne meurt pas. Constatant que l’Ecole, la plus puissantes de ces voies, se trouve aujourd’hui durablement grippée, Anne Coffinier, maître en histoire, ancienne élève de l'Ecole Normale Supérieure puis de l’ENA, enseignante et diplomate, a défriché depuis 20 ans les voies d’une Ecole nouvelle, vouée à la transmission des fondements de notre civilisation. En 2002, elle crée "Créer son Ecole", puis en 2008, la "Fondation pour l’école" (reconnue d’utilité publique) qui contribue puissamment à la rénovation du système éducatif français en développant la liberté scolaire, favorisant notamment la création d’écoles privées hors contrat, restaurant leurs programmes scolaires, aidant les écoles dites indépendantes, ou les Ecoles "privées hors contrat". Son succès est phénoménal. Cette femme, d’une énergie hors pair, qui a davantage fait à elle seule que n’importe quel ministre ou parti politique pour préserver les chances de la France, raconte ici un parcours, extraordinairement riche, semé d’embûches, mais qui a su redonner à notre civilisation l’une de ses plus sûres promesses de pérennité.

Les Conversations de P-M Coûteaux avec Eric Branca (4ème partie) - Angles, Saxons et Cie : l’Occident contre la France

Publiée le 19/04/2026

"L’Allemagne fut ma grande espérance, elle fut mon grand désappointement" : cette phrase du général De Gaulle signe une déconvenue qui sera celle de toute une génération, et même de plusieurs ; il est impossible de "faire couple" avec l’Allemagne attendu que le monde germanique, comme d’ailleurs l’ensemble scandinave est déjà marié avec l’univers anglo-saxon (Royaume Uni et Etats-Unis) selon des liens autrement plus solides et plus anciens. Au reste, Angles, Jutes, Saxons, venus du Nord du continent, principalement germanique, ne constituèrent-ils pas, aux premiers siècles de notre ère, l’apport majeur du peuplement de la Grande Bretagne ? C’est au point que le "pangermanisme" fut théorisé par un Anglais, Houston Chamberlain, qu’admira tant Hitler - comme il admira l’une des plus marquantes figures de la modernité anglo-saxonne, Henry Ford. Nous retrouvons ici, pour une quatrième et dernière conversation, l’historien Eric Branca qui, dans un livre décisif "L’aigle et le Léopard", retrace minutieusement les liens privilégiés, mais rarement pris en compte, qu’entretiennent l’Allemagne, le Royaume Uni et les Etats-Unis, trop souvent réduits aux sympathies du roi Edouard VIII avec Hitler et les dignitaires du Reich. Ces liens, montre Branca, étaient en réalité ceux des trois quarts de la gentry anglaise, mais aussi d’idéologues populaires du Parti Travailliste en des Syndicats britanniques, d’où la politique d’apaisement que la France eut grand tort de suivre dans les années 30, la laissant démunie devant l’Ogre. Surtout, cette connivence des puissances du Nord s'est sans cesse traduite par une constante politique d’aide financière et économique, par exemple celle des banques britanniques pour assurer dès 1918 la reconstruction de l’Allemagne - puis après la Seconde guerre, celle des grandes banques et industries états-uniennes pour reconstruire la puissance de l’Allemagne vaincue, puis de l’Allemagne fédérale. Hitler multiplia en retour les gestes en faveur de Londres, de l’arrêt mystérieux de ses troupes en Artois, en juin 1940, pour permettre aux armées britanniques le rapatriement de Dunkerque à la mystérieuse affaire Hess censée préparer une paix séparée, jusqu’à l’alliance sans tache de Washington et Bonn puis Berlin jusqu’au XXIème siècle. La France fut souvent dupe et victime de cette profonde unité, raciale et culturel de l’univers "White-Anglo-saxon-protestant" qui constitue en somme le cœur de l'Occident - un Occident auquel il n’est pas sûr que la France, puissance latine ouverte à tous les ensembles civilisationnels du monde, ait de si bonnes raisons de vouloir obstinément appartenir…