Les Conversations

Les Conversations de Paul-Marie Coûteaux avec Bernard Lugan : L’Afrique et la loi du nombre

Publiée le 15/12/2021
Paul Marie Coûteaux mène sa dernière Conversation avec Bernard Lugan. Dans ce long épisode, le célèbre africaniste évoque la loi du nombre qui régit tout en Afrique depuis l’avènement de la démocratie. Les élections étant devenues des "sondages grandeur nature" des ethnies, et la natalité, une arme pour le pouvoir. C’est la raison pour laquelle la population africaine va exploser durant les prochaines décennies. Bernard Lugan décrypte également les manœuvres anglo-saxonnes pour évincer la France du continent noir.

Les Conversations de P-M Coûteaux - Michel Onfray - De Gaulle, son enfance, son père : une étonnante auto-analyse (1ère partie)

Publiée le 26/07/2026

La chaleur de ce 18 juin m’a joué un tour : "Les Conversations étant pour la plupart enregistrées chez moi, donc passablement improvisées, un mauvais hasard voulut que, lorsque Michel Onfray arriva au milieu d’une après-midi écrasante, je prenais une douche ; ne voulant pas faire attendre plus longtemps un hôte aussi vénérable, je m’habillai à la volée, et c’est en costume de perroquet des îles que je le reçus. Aussitôt la conversation s’engagea, aisée et riche comme il y excelle, et nous reprîmes celle que nous suivons à intervalles très irréguliers depuis que, en octobre 1997, je l’avais interrogé pour France Culture sur l’un des premiers de ses quelques cent cinquante ouvrages : "Politique du Rebelle - Traité de résistance et d’insoumission". Solidement campé sur son "Ni Dieu ni Maître", il y écrivait notamment : "Voici ce qui doit être posé au-dessus de tout : la Vie. Option hédoniste". Les dispositions demeurent, certes ; mais comme les conditions ont changé ! Désormais, le doux anarchisme de la jeunesse fait face à la dislocation de tous les cadres, politiques, sociaux ou familiaux qui justifiaient jadis le Rebelle et autorisaient à l'occasion "l’option hédoniste". Le temps a passé, l’oeuvre s’est étendue, comme le cercle de ses lecteurs français ou étrangers (il est certainement l’auteur français le plus traduit), comme se sont étendues aussi ses réflexions qui le conduisent à camper désormais un souverainiste solide, prêt à dire le vrai et de la plus abrupte façon : "j’ai longtemps parlé d'une guerre civile à bas-bruit ; je retire maintenant le "bas-bruit"...). Finalement, c’est dans son enfance, dont il nous donne ici des aperçus à la fois pudiques et précis, toujours bouleversants, qu’il retrouve ses points d’appui, se livrant avec cette obsession de la vérité qui est le vrai fil-rouge de son œuvre, à une auto-analyse inattendue. De l'évocation (féroce) du Débarquement des "Anglo-saxons" dans sa Normandie natale à l’impressionnant portrait de son père (qu’un éclat d’obus de l’armée "libératrice" faillit tuer…), à la figure du général De Gaulle, devenu l’un de ses repères les plus constants, et à celle de ce père, l’homme qui ne mentait jamais, Onfray déroule ici à petites touches, quelquefois en exclusivité pour TVL, le portrait d'une enfance frugale, et comme on dit "difficile", laissant apercevoir où puise son extraordinaire besoin décrire ; une enfance  sur laquelle il n’a pas fini de revenir...