Les Conversations
Les Conversations de Paul-Marie Coûteaux n°32 avec François Asselineau - Justification de l’intransigeance en politique (partie 4/4)
Intransigeant avec la machinerie de Bruxelles, intransigeant avec l’Empire , intransigeant quant à ses alliances politiques, François Asselineau passe souvent pour trop rugueux, et trop solitaire pour parvenir au pouvoir suprême. C’est pourtant à juste titre qu’il fait valoir l’exemple de celui qui reste son maître, le Général de Gaulle, et qui allait répétant : « viser haut et se tenir droit : il n’y a pas d’autre chemin ». Après l’expérience malheureuse avec Charles Pasqua, qu’il relata dans la précédente conversation, après les accommodements que préconisait le RIF, après les sinuosités d’une droite dite nationale qui s’en tient trop ,souvent à l’a-peu-près, quand elle ne cède pas à la paresse intellectuelle, François Asselineau a appris la nécessité d’une certaine intransigeance. En tous sujets, sur la question européenne, sur les rapports avec « l’allié américain », sur ce qu’il appelle « le marigot souverainiste », le président de l’Union de Peuple Français (UPR) n’entend pas composer, allant droit à ce qu’il estime être la vérité. Malgré les représentations de son interlocuteur, il n’entend pas se perdre dans la recherche d' alliances, suspectes d’équivoque et finalement d’impuissance - sur cette « impuissance, les dernières minutes réservent encore quelques surprises.
Les Conversations de Paul-Marie Coûteaux - Jacques Cheminade sans filtre (2ème partie)
Voici bien l’un de mes invités les plus appréciables en même temp que celui dont je me sente le plus éloigné - intellectuellement s'entend. Certaines de ses phrases comme "je n’ai de maison nulle part" (phrase extraite de notre premier entretien), sa foi dans le caractère illimité de la raison humaine, donc du Progrès, sa persistante croyance en la possibilité d’une bonne Amérique (ou plutôt des Etats-Unis des premiers âges qui se voulaient débarrassés de l’Imperium britannique), son goût pour l’exploration spatiale, au-delà de Mars, en utilisant la Lune qu’il serait selon lui "très facile" d’utiliser comme "station-relai", sont radicalement contraires au sens des limites qui caractérise l’esprit conservateur. Et pourtant, je suis allé le voir jadis, un beau jour de 1996, au siège de son parti "Solidarité et Progrès", début d’une conversation à épisodes qui n’a jamais pris fin, et que j’ai poursuivi par de roboratives lectures. En fait, l’insatiable curiosité de cet énarque qui croit en l’Etat et refuse, contrairement à la plupart de ses coreligionnaires, que le pouvoir soit définitivement passé entre les mains de grands financiers que, du coup, presque tous les autres s’empressent de servir, son abnégation morale, qui va jusqu’au sacrifice du confort matériel, ses magnifiques intuitions sur l’utilisation délibérée, par l’administration états-unienne de la drogue pour contrôler une jeunesse qui ne s’accommoderait sans doute pas, sans elle, de la guerre permanente que Washington mène à tous les peuples du monde, ou sur les aberrations du système financier international, sont passionnantes à suivre - d’autant que cet infatigable travailleur, cet esprit extraordinairement curieux qui étend son regard des âges paléolithiques jusqu’aux aventures les plus futuristes qu’il imagine pour l'humanité, ce grand intellectuel anormalement optimiste a l’une des conversations les plus riches et documentées dont notre série pouvait rêver.
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