Les Conversations

Les Conversations de Paul-Marie Coûteaux n°32 avec François Asselineau - Justification de l’intransigeance en politique (partie 4/4)

Publiée le 22/10/2023

Intransigeant avec la machinerie de Bruxelles, intransigeant avec l’Empire , intransigeant quant à ses alliances politiques, François Asselineau passe souvent pour trop rugueux, et trop solitaire pour parvenir au pouvoir suprême. C’est pourtant à juste titre qu’il fait valoir l’exemple de celui qui reste son maître, le Général de Gaulle, et qui allait répétant :  « viser haut et se tenir droit : il n’y a pas d’autre chemin ». Après l’expérience malheureuse avec Charles Pasqua, qu’il relata dans la précédente conversation, après les accommodements que préconisait le RIF, après les sinuosités d’une droite dite nationale qui s’en tient trop ,souvent à l’a-peu-près, quand elle ne cède pas à la paresse intellectuelle, François Asselineau a appris la nécessité d’une certaine intransigeance.  En tous sujets, sur la question européenne, sur les rapports avec « l’allié américain », sur ce qu’il appelle « le marigot souverainiste », le président de l’Union de Peuple Français (UPR) n’entend pas composer, allant droit à ce qu’il estime être la vérité. Malgré les représentations de son interlocuteur, il n’entend pas se perdre dans la recherche d' alliances, suspectes d’équivoque et finalement d’impuissance - sur cette « impuissance, les dernières minutes réservent encore quelques surprises. 

Les Conversations avec Jean-Christian Petitfils - Révolution Française : Souveraineté usurpée & mécanique de la Terreur

Publiée le 08/11/2026

A l’heure où la mythologie républicaine jette en France ses derniers feux, poursuivons avec Jean-Christian Petitfils notre relecture de la Révolution française, en nous attachant aux faits. Comme nous l’avons vu dans une première conversation, l’engrenage de l’année 1789 procède d’une série de malheurs qui se sont abattus sur la France sans discontinuer depuis 1786 : coût du soutien à la Révolution américaine, désastres climatiques répétés, mauvaises récoltes, gestions hasardeuses de ministres dépensiers tels Necker, acharnement de la Couronne britannique à prendre sa revanche… Le fait majeur, la soudaine décision d’une partie des députés du Tiers état de se déclarer "Assemblée nationale" fut, en juin, un pur coup de force qui laissa sans réaction un Roi déboussolé par la mort, quelques jours plus tôt, de son fils - un Roi au tempérament pacifique qui ne comprit pas que c’était la souveraineté royale elle-même qui se trouvait confisquée. Coup de force qui était pourtant un coup d’Etat, si brutal qu’il s’ensuivit dès les semaines suivantes de violentes émeutes, dont la prise de la Bastille, et des déséquilibres institutionnels qui allaient plonger la France dans des violences puis des guerres prolongées jusqu'à Waterloo.Comme le résume Emmanuel de Waresquiel, la Révolution française plongea la France dans une longue série de terreurs, à Paris d’abord puis, assez vite, en province, qui ouvrit l’engrenage de la guerre. Œuvre d’une minorité agissante, elle n’instaura nullement la démocratie, insiste Petitfils - créant cependant une série d’institutions nouvelles que les Français tiennent pour un acquis, mais qui n’en est pas moins soumis aujourd’hui à un vaste examen critique.