Les Conversations
Les Conversations de Paul-Marie Coûteaux n°43 : A la recherche d'un Destin - avec Nicolas Dupont-Aignan
C’est ce qui s’appelle avoir la politique dans le sang : à 13 ans, Nicolas Dupont-Aignan collait des affiches pour Jacques Chaban-Delmas ; à 34, parachuté par le RPR à Yerres, ville d’Essonne de plus de 30 000 habitants abimée par le socialisme, il arrachait, à la surprise générale, la mairie à la gauche. Deux ans plus tard, lors des législatives de 1997, il devenait député, réussissant si spectaculairement qu’il fut toujours réélu depuis lors - obtenant en 2022 un sixième mandat. Ses trois candidatures à la présidence de la République furent moins heureuses : après avoir représenté, aussi longtemps qu’il le put, l’aile gaulliste de l’UMP, il finit par fonder son propre parti, Debout la France, entreprenant un long chemin, constant et courageux mais solitaire, pour tenter de renouveler le pari de son seul maître, Charles de Gaulle : "Rassembler les Français sur la France". Y parviendra-t-il un jour ? Est-il un homme politique ou un homme d’Etat ? L’histoire hésite. Lui, peut-être pas. Pour commencer, entreprenons de mieux le connaître...
Les Conversations de P-M Coûteaux avec Jacques Hogard : Eloge de l’Armée française (1ère partie)
"Je regardais l'armée française comme la plus grande chose du monde", cette phrase du jeune Charles De Gaulle expliquant son engagement dans l’Armée, il est possible que Jacques Hogard ait pu la prononcer. Ce très bon connaisseur de la vie internationale et, en même temps de la politique française de défense et des défis qu'elle a à relever, cet analyste géopolitique qui connaît le terrain pour avoir servi sur plusieurs théâtres d’opérations, en Afrique et dans les Balkans, est universellement prisé pour son coup d'œil mais aussi pour le courage avec lequel il sait parler clair et net, notamment pour dire son fait à cet empire états-unien (et à ses serviteurs européens, à l’occasion français), que la France trouve si souvent sur son chemin - voir par exemple "Le Samedi Politique" qu'il a accordé à Elise Blaise le 21 mars dernier.
Mais les qualités de cet homme chaleureux, à la fois bonhomme et policé, ne tombent pas du ciel. Dans cette première conversation, nous découvrons sa famille presque exclusivement faite d’officiers, de son grand-père Emile Hogard qui fut l’aide de camp du maréchal Lyautey, au célèbre résistant Guillain de Bénouville, son oncle maternel, et son père, autre général dont il trace un portrait frappant. Et si les principales qualités d'un officier n'était pas simplement d'ordre physique ni même intellectuel ("la culture générale est l’école du commandement", rappelle-t-il) mais d'abord de la conscience ? Une fois de plus, tout est ici affaire de morale : si ce catholique à la fois ardent et tranquille, si ce monarchiste de cœur et de raison, promis aux plus hautes fonctions d'état-major, a délibérément quitté l'armée à l'âge de 44 ans, c'était d'abord pour des raisons de conscience : il estimait que le pouvoir politique fourvoyait l'armée française dans bien d'autres causes que le service de la France que celui de la France. Pourtant, assure-t-il, l'esprit de bon nombre de jeunes soldats d’aujourd’hui reste comparable à la vaillance traditionnelle. Avant de suivre les deux opérations qui l’ont marqué le plus durablement, celles du Rwanda puis du Kosovo, écoutons ce parfait Français dire tranquillement que "ce qu'il y a de plus pur en France aujourd'hui est sans doute son armée"... Question plus brûlante qu'on ne croit !
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