Les Conversations

Les Conversations de Paul-Marie Coûteaux n°43 : A la recherche d'un Destin - avec Nicolas Dupont-Aignan

Publiée le 28/04/2024

C’est ce qui s’appelle avoir la politique dans le sang : à 13 ans, Nicolas Dupont-Aignan collait des affiches pour Jacques Chaban-Delmas ; à 34, parachuté par le RPR à Yerres, ville d’Essonne de plus de 30 000 habitants abimée par le socialisme, il arrachait, à la surprise générale, la mairie à la gauche. Deux ans plus tard, lors des législatives de 1997, il devenait député, réussissant si spectaculairement qu’il fut toujours réélu depuis lors - obtenant en 2022 un sixième mandat. Ses trois candidatures à la présidence de la République furent moins heureuses : après avoir représenté, aussi longtemps qu’il le put, l’aile gaulliste de l’UMP, il finit par fonder son propre parti, Debout la France, entreprenant un long chemin, constant et courageux mais solitaire, pour tenter de renouveler le pari de son seul maître, Charles de Gaulle : "Rassembler les Français sur la France". Y parviendra-t-il un jour ? Est-il un homme politique ou un homme d’Etat ? L’histoire hésite. Lui, peut-être pas. Pour commencer, entreprenons de mieux le connaître...

Les Conversations de P-M Coûteaux n°79 (1ère partie) - Christian Combaz, complotiste ou prescient ?

Publiée le 08/03/2026

Nul ne sait où il vit (ce serait, parait-il, dans un village à la fois reculé et très avancé du Sud-Ouest...), mais tout le monde connait Campagnol, alias Christian Combaz. Mais le connaît-on en toutes ses facettes ? Jeune provincial monté tôt à Paris, dont il a tôt fait de devenir, dans les années 70, une coqueluche littéraire (son "Eloge de l’âge" connait un tel succès qu’il accède immédiatement à la célébrité), il fut longtemps chroniqueur au Figaro comme au Figaro-Magazine ; mais, peu à peu, la liberté de son style comme de ses idées, tranquillement nationales, le rend suspect, comme sont suspectes certaines de ses intuitions ou prédictions, d’autant plus que, bien souvent, elles s’avèrent exactes. Grand voyageur, il se prend d’affection pour Budapest (qui donnera son fameux "Roman de Budapest"), comme de l’Europe de l’Est en général, puis dirige pour le ministère des Affaires étrangères des instituts culturel français, à Milan ou Saragosse. Les années passant, il sent la civilisation française fléchir année après année, lentement submergée par la colonisation du méli-mélo états-unien. Par la plume et par la voix (il faut impérativement le suivre sur ses "réseaux sociaux"), il la pourfend avec une constance qui a davantage nui à sa carrière qu’à sa lucidité, et à sa formidable liberté.