Les Conversations
Les Conversations de Paul-Marie Coûteaux n°50 - Hilaire de Crémiers, une vie au service de l’idée royale
En prélude à la Conversation que nous aurons prochainement avec le prince Jean de France, comte de Paris, nous avons rencontré celui qui en sait probablement le plus long sur l’histoire de l’idée royale en France et sur son actualité, Hilaire de Crémiers. Héritier d’une grande famille poitevine, homme de foi, de fidélité et d’honneur, (il est d’ailleurs le président d’honneur de l’Action française), cet homme trop modeste qui dirige "Politique Magazine" et "La Nouvelle Revue Universelle" fondée par Jacques Bainville, a placé son érudition, sa patience et son imagination au service d’une grande cause qui, contrairement à ce que l’on croit, rencontre aujourd’hui une audience croissante, notamment auprès des jeunes. Ecoutons le présenter son Maurras, dont il a une lecture très particulière, raconter le "mai 68 des royalistes" ou la manifestation du 11 novembre 1940, revenir sur les heurs et malheurs de l’Action française, les turpitudes des Républiques, la politique étrangère du trop méconnu Charles X etc. On apprend beaucoup !
Les Conversations de P-M Coûteaux avec Jacques Hogard : Eloge de l’Armée française (1ère partie)
"Je regardais l'armée française comme la plus grande chose du monde", cette phrase du jeune Charles De Gaulle expliquant son engagement dans l’Armée, il est possible que Jacques Hogard ait pu la prononcer. Ce très bon connaisseur de la vie internationale et, en même temps de la politique française de défense et des défis qu'elle a à relever, cet analyste géopolitique qui connaît le terrain pour avoir servi sur plusieurs théâtres d’opérations, en Afrique et dans les Balkans, est universellement prisé pour son coup d'œil mais aussi pour le courage avec lequel il sait parler clair et net, notamment pour dire son fait à cet empire états-unien (et à ses serviteurs européens, à l’occasion français), que la France trouve si souvent sur son chemin - voir par exemple "Le Samedi Politique" qu'il a accordé à Elise Blaise le 21 mars dernier.
Mais les qualités de cet homme chaleureux, à la fois bonhomme et policé, ne tombent pas du ciel. Dans cette première conversation, nous découvrons sa famille presque exclusivement faite d’officiers, de son grand-père Emile Hogard qui fut l’aide de camp du maréchal Lyautey, au célèbre résistant Guillain de Bénouville, son oncle maternel, et son père, autre général dont il trace un portrait frappant. Et si les principales qualités d'un officier n'était pas simplement d'ordre physique ni même intellectuel ("la culture générale est l’école du commandement", rappelle-t-il) mais d'abord de la conscience ? Une fois de plus, tout est ici affaire de morale : si ce catholique à la fois ardent et tranquille, si ce monarchiste de cœur et de raison, promis aux plus hautes fonctions d'état-major, a délibérément quitté l'armée à l'âge de 44 ans, c'était d'abord pour des raisons de conscience : il estimait que le pouvoir politique fourvoyait l'armée française dans bien d'autres causes que le service de la France que celui de la France. Pourtant, assure-t-il, l'esprit de bon nombre de jeunes soldats d’aujourd’hui reste comparable à la vaillance traditionnelle. Avant de suivre les deux opérations qui l’ont marqué le plus durablement, celles du Rwanda puis du Kosovo, écoutons ce parfait Français dire tranquillement que "ce qu'il y a de plus pur en France aujourd'hui est sans doute son armée"... Question plus brûlante qu'on ne croit !
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