Les Conversations

Les Conversations : Le parcours très coloré de Frigide Barjot

Publiée le 27/11/2022

Voici dix ans exactement, en novembre 2012, la première Manif Pour Tous s’élançait de la place Denfert-Rochereau, remportant d’emblée un succès inattendu derrière un slogan simple : "Un père, une mère ! Défendons la famille naturelle !".  Suivirent de nombreuses manifestations, en province aussi bien qu’à Paris (où trois nouvelles manifestations dépassèrent le million de participants) qui montrèrent l’ampleur de l’opposition des Chrétiens à la "loi Taubira", laquelle fut cependant adoptée à la sauvette par des parlementaires qui n’avaient sans doute pas perçu l’étendue de ses conséquences. C’est ce que montre ici Frigide Barjot, alias Virginie Tellenne, dans un entretien très libre au fil duquel celle qui sut mettre ses talents bien rodés de "communicante" relate son parcours personnel, montrant comment elle parvient à mettre "le feu aux poudres", au service d’une cause qui surprit par sa vigueur. Ce combat n’en est à ses yeux qu’aux prémisses : la lutte des conservateurs contre les multiformes coups de force du "transhumanisme", la tentative prométhéenne de créer des "transhumains" doit se poursuivre inlassablement. Informons-nous, écoutons avec le cœur cette femme à nulle autre pareille, suivons-la ici dans la défense de l’humanité de l’Homme ! 

Les Conversations de P-M Coûteaux avec Jacques Hogard : Eloge de l’Armée française (1ère partie)

Publiée le 03/05/2026

"Je regardais l'armée française comme la plus grande chose du monde", cette phrase du jeune Charles De Gaulle expliquant son engagement dans l’Armée, il est possible que Jacques Hogard ait pu la prononcer. Ce très bon connaisseur de la vie internationale et, en même temps de la politique française de défense et des défis qu'elle a à relever, cet analyste géopolitique qui connaît le terrain pour avoir servi sur plusieurs théâtres d’opérations, en Afrique et dans les Balkans, est universellement prisé pour son coup d'œil mais aussi pour le courage avec lequel il sait parler clair et net, notamment pour dire son fait à cet empire états-unien (et à ses serviteurs européens, à l’occasion français), que la France trouve si souvent sur son chemin - voir par exemple "Le Samedi Politique" qu'il a accordé à Elise Blaise le 21 mars dernier.
Mais les qualités de cet homme chaleureux, à la fois bonhomme et policé, ne tombent pas du ciel. Dans cette première conversation, nous découvrons sa famille presque exclusivement faite d’officiers, de son grand-père Emile Hogard qui fut l’aide de camp du maréchal Lyautey, au célèbre résistant Guillain de Bénouville, son oncle maternel, et son père, autre général dont il trace un portrait frappant. Et si les principales qualités d'un officier n'était pas simplement d'ordre physique ni même intellectuel ("la culture générale est l’école du commandement", rappelle-t-il) mais d'abord de la conscience ? Une fois de plus, tout est ici affaire de morale : si ce catholique à la fois ardent et tranquille, si ce monarchiste de cœur et de raison, promis aux plus hautes fonctions d'état-major, a délibérément quitté l'armée à l'âge de 44 ans, c'était d'abord pour des raisons de conscience : il estimait que le pouvoir politique fourvoyait l'armée française dans bien d'autres causes que le service de la France que celui de la France. Pourtant, assure-t-il, l'esprit de bon nombre de jeunes soldats d’aujourd’hui reste comparable à la vaillance traditionnelle. Avant de suivre les deux opérations qui l’ont marqué le plus durablement, celles du Rwanda puis du Kosovo, écoutons ce parfait Français dire tranquillement que "ce qu'il y a de plus pur en France aujourd'hui est sans doute son armée"... Question plus brûlante qu'on ne croit !