Les Conversations

Les Conversations avec Edouard Husson - Un Recteur accusé de complotisme

Publiée le 09/07/2022
Professeur des Universités, directeur depuis 2010 de l’Institut franco-allemand d’Etudes Européennes, ancien membre du cabinet de Valérie Pécresse, Edouard Husson, dont les ouvrages sur l’Histoire de l’Allemagne contemporaine font autorité, avait tout pour mener une carrière universitaire brillante et confortable - il fut d’ailleurs Vice-Chancelier des Universités de Paris, avec le rang de Recteur puis directeur de la prestigieuse Ecole Supérieure de Commerce de Paris (ESCP -Europe). Mais son intelligence des évènements, son indépendance d’esprit et son courage l’ont peu à peu entraîné vers la dissidence intellectuelle, comme en témoignent notamment ses régulières interventions sur le site « Le Courrier des Stratèges » - où il fustigea notamment la gestion de la « crise du Covid » dans laquelle il vit un signe du « tournant politique autoritaire », contesta à maintes reprises les conditions de l’élection de Joe Biden en novembre 2020 et propose depuis des mois une lecture très savante du conflit ukrainien et de ses conséquences, annonçant avant bien d’autre le «basculement du monde » et la perte d’influence de l’empire américain. Qu’une sommité académique ait la lucidité de comprendre les ressors de la vie internationale et le courage de les exposer clairement en fait-il un complotiste ?

Les Conversations de P-M Coûteaux n° 80 - Christian Combaz, un prophète très français (2ème partie)

Publiée le 22/03/2026

C’est une grande chance de connaitre Christian Combaz depuis des décennies, et je ne renonce pas à converser ici avec lui comme nous l’avons toujours fait. Si j’ai souhaité que les commentaires soient désactivés, c’est que, cette fois comme toujours, je n’ai guère envie de rompre le charme, même si je comprends que ceux qui attendent à toutes forces une sorte "d’interviou" sur le mode moderne soient déçus, comme serait sans doute déçu, et d’aventure hargneux, le client d’un salon de thé qui exigerait bière et choucroute, alors qu’il n’a qu’un thé, et quelques parfums de théière. Une conversation entre deux vieux amis n’a-t-elle pas aussi son charme - et, peut-être son utilité, si l’on veut bien dépasser ce que les échanges télévisés dûment préparés et balisés peuvent avoir parfois d’artificiel ? Ici nous réunit une fois de plus, de plein pied, le grand souci que nous avons partagé de longue date sur la France en butte à la colonisation culturelle "atlantique" que cet écrivain de bonne race a affrontée toute sa vie, sans jamais renoncer à rendre la France libre. De cette liberté profonde, l’ami Combaz garde les mannes et, même, en aperçoit les voies de renouveau - pas toujours rationnelles, mais d’autant plus réjouissantes que, je l’ai vérifié maintes fois, il a souvent raison avant tout le monde. On peut être français, de la glorieuse tendance franchouillarde, et être prophétique : ne boudons donc pas notre plaisir !