Les Conversations
Les Conversations avec François Asselineau : Années de formation : après l’ENA, le monde reste à découvrir (partie 2/4)
C’est à bon droit que François Asselineau fait ici remarquer que, lors de la présidentielle de 2017, il était sans doute, avec François Fillon, le seul candidat doté d’une très large expérience à la fois administrative, internationale et politique : ancien élève d’HEC puis de l’ENA (vice-major de sa promotion), inspecteur des finances. Il relate ici ce que nous pourrions appeler ses années de formation. Après plusieurs missions d’inspection qui le conduisent aussi bien au contrôle d’une banque qu’à celui de services publics, aussi bien dans le Var qu'en Nouvelle-Calédonie, et même la coopération avec le Cambodge dévasté par le communisme, il participe à plusieurs cabinets ministériels (Gérard Longuet, Hervé de Charrette), dirige le cabinet d’un autre membre du gouvernement (Françoise de Panafieu), privilégiant toujours les missions à l’étranger qui lui permettent de rencontrer plusieurs grandes figures de la planète, de l’Empereur du Japon à Carlos Menem, en passant par Nelson Mandela, Norodom Sihanouk, Jens Stoltenberg et bien d’autres dont Jean-Paul II. Rencontres qui lui inspirent d’étonnants développements où son érudition fait merveille - autre originalité dans une classe politique qu’il apprend à connaître...
Les Conversations de Paul-Marie Coûteaux avec Lorrain de Saint Affrique : Au cœur du clan Le Pen (2ème partie)
Dans une première Conversation, nous avons suivi la jeunesse, dans une grande famille du Sud-Ouest, et les premiers pas à Paris de Lorrain de Saint Affrique dans sa carrière de "communicant" - tout en étant un bel afficionados des nuits parisiennes. D’abord collaborateur du président Giscard d’Estaing à l’Elysée, le hasard lui fait croiser par deux fois la route de Jean-Marie Le Pen : un jour, c’est le coup de foudre. Il mettra tout son talent, sa plume, son imagination et sa connaissance des milieux parisiens au service du président du Front National, dont on observe à travers lui la personnalité, passablement baroque et bien plus complexe qu’on ne le dit : voici raconté l’épisode du "détail", les progrès de l'organisation territoriale du Front National, (à travers notamment son expérience de premier secrétaire de la fédération FN du Gard), et bien des sinuosités de l’état-major qui, à Paris, entoure le "Menhir" - il relate ici l’épisode du groupe parlementaire dont il est un pilier, puis les crises qui conduiront à la sécession préparée de longue main, de Bruno Maigret - dont, tirant très vite la sonnette d’alarme devant un chef aveugle, il paiera le prix. Après une "traversée du désert" au cours de laquelle, notamment, son entregent permet la constitution de liste Pasqua-Villiers, en 1999, il retrouvera le mythique JMLP en butte à la politique de dédiabolisation de celle dont il fit son héritière politique, Marine Le Pen, avant de l’accompagner dans ses dernières années de mandat européen, notamment pour contribuer au succès de ses Mémoires, en 2018 et 2019, puis de son "Journal de bord", restant jusqu’au bout près de lui, avec une fidélité et un désintéressement qui forcent l’admiration. Ce n’est pas sans fierté qu’il peut dire que Jean-Marie Le Pen n’a pris sa retraite qu’à 91 ans, comme député européen, mais aussi comme grande voix de la politique française, grâce à lui jusqu’à sa mort. Un grand coup de chapeau à l'admirable chevalier !
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