Les Conversations

Les Conversations - Christine Boutin : combats dépassés ou visionnaires ?

Publiée le 27/03/2022
Elle fut maire de Rambouillet, présidente du Conseil général des Yvelines, députée plusieurs fois réélue, candidate à l’élection présidentielle, ministre. Elle est aujourd’hui la présidente d’honneur du parti qu'elle a fondé, le Parti chrétien-démocrate devenu Via, la voie du peuple. Tous les Français croient la connaître. Pourtant, à mesure que Christine Boutin se raconte, rétablit quelques vérités, par exemple sur les anecdotes qui l’ont rendue célèbre (telle cette Bible qu’elle brandit un jour dans l’hémicycle de l’Assemblée nationale), à mesure qu’elle relate ses combats pour la sauvegarde de la nature humaine contre les "avancées" du techno-progressisme, de l’avortement jusqu’à la GPA, et plus on comprend la ligne impeccablement logique de ses combats. Et ce qui fut longtemps présenté comme dépassé en devient… prophétique.

Les Conversations de P-M Coûteaux n°79 (1ère partie) - Christian Combaz, complotiste ou prescient ?

Publiée le 08/03/2026

Nul ne sait où il vit (ce serait, parait-il, dans un village à la fois reculé et très avancé du Sud-Ouest...), mais tout le monde connait Campagnol, alias Christian Combaz. Mais le connaît-on en toutes ses facettes ? Jeune provincial monté tôt à Paris, dont il a tôt fait de devenir, dans les années 70, une coqueluche littéraire (son "Eloge de l’âge" connait un tel succès qu’il accède immédiatement à la célébrité), il fut longtemps chroniqueur au Figaro comme au Figaro-Magazine ; mais, peu à peu, la liberté de son style comme de ses idées, tranquillement nationales, le rend suspect, comme sont suspectes certaines de ses intuitions ou prédictions, d’autant plus que, bien souvent, elles s’avèrent exactes. Grand voyageur, il se prend d’affection pour Budapest (qui donnera son fameux "Roman de Budapest"), comme de l’Europe de l’Est en général, puis dirige pour le ministère des Affaires étrangères des instituts culturel français, à Milan ou Saragosse. Les années passant, il sent la civilisation française fléchir année après année, lentement submergée par la colonisation du méli-mélo états-unien. Par la plume et par la voix (il faut impérativement le suivre sur ses "réseaux sociaux"), il la pourfend avec une constance qui a davantage nui à sa carrière qu’à sa lucidité, et à sa formidable liberté.