Les Conversations

Les Conversations de Paul-Marie Coûteaux n°30 : Un Asselineau vraiment très surprenant...

Publiée le 24/09/2023

Nous ne sommes pas près d’en finir avec François Asselineau, tellement est riche son expérience, profonde sa culture, et le soin qu’il apporte au récit de tout ce qui lui arrive. Nous devions enregistrer une émission pour relater sa vie, ou ses vies, mais ses propos furent si riches et précis que nous en avons enregistré une deuxième, puis une troisième, puis une quatrième, et nul ne sait où cette aventure nous mènera. Voici la troisième conversation, dont le ton est toujours aussi amical, enjoué, et souvent touchant, parfois drôle -il est conseillé de la regarder jusqu’à l’anecdote finale, aussi comique qu’elle est, au fond, tragique. Mais on n’écoutera pas sans étonnement François Asselineau s’étendre aussi sur l’élection les papes, puis sur l’influence qu’exerce sur sa pensée la tradition hindouiste, décrite ici avec une érudition assez vertigineuse, mais aussi sur la fragilité de la Nation France, entre autres surprises que nous laissons nos spectateurs découvrir à mesure.

Les Conversations n°81 de Paul-Marie Coûteaux avec Eric Branca - De Gaulle l’anti-Trump ? Quand la France parlait au monde

Publiée le 05/04/2026

Après deux conversations consacrées à son métier de journaliste, puis à deux de ses ouvrages les plus marquants ("Histoire secrète de la droite française" puis "L’ami américain"), ouvrages qui l’imposèrent comme l'un des meilleurs historiens du XXème siècle (voir Conversations n° 73 et n°75), venons-en au monument qu’Eric Branca consacra en 2020 aux relations entre le général De Gaulle et quelques-unes des grandes figures historiques qu’il a rencontrées, qui l‘ont marqué et qu’il a sans doute beaucoup marquées en retour : Franco, le cardinal Roncalli (futur pape Jean XXIII à l’élection duquel il a puissamment contribué), Staline dont il dresse un portrait stupéfiant, Ben Gourion, Nasser (le seul qu’il n’ait pas rencontré physiquement, mais qu’il a influencé de plusieurs façons), ainsi que deux présidents des Etats-Unis, Kennedy et Richard Nixon, qui reconnaîtront ce qu’il doivent à celui qui était alors "la voix de la France" et qui portait une conception, non seulement de la diplomatie française mais aussi des relations entre puissances très éloignée de celle qui prévaut aujourd’hui. L'esprit contemporain ne saisit plus l’époque où la profondeur historique des Etats l’emportait sur les fixations idéologiques - quand, par exemple, le gouvernement de la Libération noua des relations avec Franco, quand ce dernier protégeait obstinément Fidel Castro, quand, en décembre 1944, De Gaulle tient à s’allier avec l’Ogre du Kremlin, quand Nasser faisait pendre les dirigeants communistes au Caire pendant qu’il s’alliait à la Russie soviétique et quand, déjà, Washington poussait contre lui les Frères Musulmans... Il y a dans cette conversation, en filigrane, une leçon de diplomatie classique qui découvre, outre un De Gaulle méconnu, ce que pourrait être une diplomatie française renouvelée, inspiratrice d’un ordre mondial fort éloigné, quant à l’inspiration, aux principes et à la forme, de celui que tente d’imposer l'erratique M. Trump...