Les Conversations
Les Conversations de Paul-Marie Coûteaux n°44 - Frédéric Rouvillois, sous les lumières de Charles Maurras
Voici ce qui pourrait être une conversation idéale, à l’ancienne, du temps où les interlocuteurs avaient d’autant plus de plaisir à converser qu’ils étaient d’accord sur à peu près tout, à quelques nuances près. Qu’il parle en professeur d’université, constitutionnaliste chevronné (c’est un des meilleurs exégètes de la Vème République), en éditeur ou en essayiste qui détecta très tôt les apories du progressisme (son ouvrage "L'invention du Progrès" est une abondante souche d’inspiration), et qui sut détecter chez Emmanuel Macron un avatar du saint-simonisme ; qu’il parle en moraliste retraçant l’histoire de la politesse et de sa valeur civilisatrice, ou analysant le "snobisme", ou parle encore en romancier qu’il est devenu sur le tard, ce diable d’homme balaye le monde d’aujourd’hui d’un regard puissamment éclairé par la pensée et l’œuvre de Charles Maurras dont il est un fidèle héritier, adhérant dès son plus jeune âge à l’Action française. Et ce n’est pas le moindre mérite de cette œuvre foisonnante, sans cesse aux avant-postes de l’actualité, que de se vouloir "intégralement maurrassien" et d’illustrer la puissance du "Maître de Martigues", dont on prononce d’autant plus le nom qu’on l’a rarement lu. Oui, un bonheur de conversation !
Les Conversations de Paul-Marie Coûteaux n°78 avec Hervé Juvin (2ème partie) - "Qui mourra en premier : l’Occident ou le corps des occidentaux ?"
Attention, le contenu de cette émission est explosif. Voici l’une des Conversations les plus profondes depuis les origines de notre série voici bientôt dix ans.
Dans une première rencontre ("Mesurons-nous le basculement du monde ?"), Hervé Juvin a dévoilé le premier de ses moteurs intimes : un immense appétit du monde, qui l’a conduit à découvrir, aussi profondément qu’il est possible ("par la peau", dit-il), un grand nombre de pays - au point d’en conseiller quelquefois les élites politiques, ou commerciales, voire les gouvernements. Nous découvrons ici son itinéraire intellectuel : ses ouvrages publiés chez Gaillard avec la complicité constante de Pierre Nora et Marcel Gauchet, son passage au Parlement européen (Groupe RN), les axes majeurs de son mouvement politique, les "Localistes", d’une grande actualité en cette période d’élections municipales, pour en arriver à ce que sont à ses yeux les grandes questions du jour, toutes d’ordre écologique : la désertification de la France, le progressif empoisonnement des sols, la fin de l’agriculture artisanale qui fit l’humus de l’agriculture (et même de la culture française en son sens le plus large), la prise du pouvoir dans notre alimentation des consortiums allemands et états-uniens de l’agro-chimie, les atteintes au corps humain qui deviennent peu à peu irréversibles quand le corps de l’homme moderne, abandonné aux saccages de la restauration rapide devenue empoisonnement rapide, est littéralement gangrené par la chimie. Écoutons Juvin : l’avenir de l’Occidental est l’obésité, le diabète généralisé, l’infertilité et la dépopulation, les cancers précoces, les maladies dégénératives etc. Ecoutons aussi la réponse de cet ancien élu RN quand je lui pose cette question : que pense Marine Le Pen de tout cela ? Succulent… En revanche, quelles perspectives politiques s’ouvrent aux authentiques Conservateurs tels qu’a entrepris de les réunir le "Nouveau Conservateur" !
Il est vivement conseillé aux fidèles des Conversations de suivre celle-ci, qui ouvre des abysses d’inquiétudes - ou d’effroi. En un mot, Juvin nous pose une drôle de question : qui va disparaitre le plus vite, l’Occident politique et ses délires ou… le corps même des Occidentaux ?
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