Les Conversations

Les Conversations : La jeunesse de François Asselineau (partie 1/4)

Publiée le 02/07/2023

Il est des personnages dont il est difficile d’imaginer l’enfance. François Asselineau se raconte ici sur un ton détendu et amusé auquel ne nous avait guère accoutumé un homme politique qui, rappelant la France à ses "fondamentaux", use habituellement d'un registre plus grave : il évoque ses origines familiales, dispersées entre plusieurs régions françaises, ses grands-parents et ses parents, amateurs de voyages pédagogiques et toujours exigeants sur les résultats scolaires de leurs enfants, tenus d’être partout "premiers de la classe". Il relate ensuite ses études, à HEC puis à l’ENA, insistant sur un long séjour au Japon, d’où, parce qu’il la voit de loin, il découvre la France, son unité et son génie, la qualifiant même "d’œuvre d’art", au service de laquelle et se promet de vouer sa vie - c’est le début d’une longue série d’aventures qui feront la trame d’un second entretien.

Les Conversations de Paul-Marie Coûteaux avec Jacques Hogard - "Quelques monstres ont le monde en mains" (2ème partie)

Publiée le 17/05/2026

Une première Conversation, assez courte (cf Conversation précédente n°78), nous a permis de comprendre le captivant personnage qu’est le colonel Hogard, en replongeant dans sa famille, toute dévouée depuis deux siècles au service et à la gloire de l’Armée française et qui compte une impressionnantes pléiade d’officiers généraux (le portrait qu’il faut de son père est particulièrement touchant) puis de suivre ses premier pas dans sa propre carrière, en découvrant qu’il existe encore aujourd’hui, selon son jugement, de jeunes officiers français parfaitement fidèles à l’esprit comme aux traditions de nos armées.

Dans cette seconde Conversation, nous abordons deux grandes opérations dont il fut un acteur important : d’abord la terrible affaire du Rwanda (1990-1995), dont nous suivons le déroulé enfin reconstitué (en fait, s'en fut rien d‘autre qu'un piège tendu par les services britanniques et états-uniens pour provoquer une guerre civile dont sortiraient victorieuse la minorité tutsie et leur marionnette Paul Kagamé, tout en parvenant à faire croire, par une minutieuse opération de propagande internationale préfabriquée, que la France, très présente jusqu’alors, était responsable des massacres…). Le colonel Hogard nous livre ici des révélations importantes, dont une conversation qu’il eut sur place avec Edouard Baladur, alors premier ministre, et tire de l’épisode des conclusions d’une rare cruauté.

Puis l’opération Kosovo, en 1999 et 2000, dont, versé au Service des Opérations Spéciales, il fut un acteur de premier plan, allant jusqu’à outre passer sa mission dont il comprend vite qu’elle consistait à relayer les intérêts germano-états-uniens, pour prendre sur lui de protéger les derniers Serbes du Kosovo, y compris leurs monastères encerclés par les forces albanaises de l’UCK. Ici interviennent de nouvelles révélations sur une des pages les plus noires de l’histoire contemporaine, si bouleversantes qu’elles ont décidé ce grand soldat à quitter l’Armée française, au sein de laquelle il était pourtant promis aux plus hautes fonctions. Palpitant, et révoltant, de bout en bout...