Les Conversations

Les Conversations : La jeunesse de François Asselineau (partie 1/4)

Publiée le 02/07/2023

Il est des personnages dont il est difficile d’imaginer l’enfance. François Asselineau se raconte ici sur un ton détendu et amusé auquel ne nous avait guère accoutumé un homme politique qui, rappelant la France à ses "fondamentaux", use habituellement d'un registre plus grave : il évoque ses origines familiales, dispersées entre plusieurs régions françaises, ses grands-parents et ses parents, amateurs de voyages pédagogiques et toujours exigeants sur les résultats scolaires de leurs enfants, tenus d’être partout "premiers de la classe". Il relate ensuite ses études, à HEC puis à l’ENA, insistant sur un long séjour au Japon, d’où, parce qu’il la voit de loin, il découvre la France, son unité et son génie, la qualifiant même "d’œuvre d’art", au service de laquelle et se promet de vouer sa vie - c’est le début d’une longue série d’aventures qui feront la trame d’un second entretien.

Conversations inédites avec Alain de Benoist suite et fin - Les peuples et la fabrique des ahuris

Publiée le 27/09/2026

Après la rediffusion, en août dernier, des toutes premières conversations de notre série, tournées voici dix ans dans les différentes demeures d’Alain de Benoist, nous sommes retournés le voir en septembre dernier dans sa maison de Normandie pour deux conversations inédites. Voici la seconde, par laquelle nous achevons ce long cycle - sans doute provisoirement... Il semble qu'une vie rangée, voire très réglée, à la campagne rende le fondateur de la Nouvelle Droite plus actif que jamais. Il publie environ deux ouvrages par mois - outre la supervision de plusieurs revues : Nouvelle Ecole (publication annuelle), Krisis (semestrielle), Eléments (bimestrielle) ! Plus actif et plus préoccupé que jamais sur le sort même de l’homme, confronté aux logiques conjointes du Capital et de la Machine. Choisissant quelques thèmes dans ce foisonnement intellectuel sans pareil, nous revenons avec lui sur le sens (et l’utilité) du mot souveraineté, la dialectique de la souveraineté nationale et de la souveraineté populaire, la résurrection possible des peuples entre dissolution du demos et révolte populiste. Sur quelle case s’arrêtera la boule noire ? D’un côté, Alain de Benoist entrevoit que la révolte des Gilets Jaunes ne fut peut-être qu’une "répétition générale" ; d’un autre, il constate la croissante aliénation des peuples et celle des "techniques d’ahurissement" - formule qui lui a déjà fourni, en 1963 (il y a plus de soixante ans !) le titre d’un de ses tout premiers articles. Le transhumanisme, dont il voit partout poindre les dangers, surgira-t-il de l’hébétude générale ? Dernière cette ultime conversation au ton amical, et d’aventure badin, beaucoup décèleront une lancinante angoisse, cette angoisse qui est sans doute le sentiment le plus largement, et secrètement partagé par nos contemporains.