Les Conversations
Les Conversations : La jeunesse de François Asselineau (partie 1/4)
Il est des personnages dont il est difficile d’imaginer l’enfance. François Asselineau se raconte ici sur un ton détendu et amusé auquel ne nous avait guère accoutumé un homme politique qui, rappelant la France à ses "fondamentaux", use habituellement d'un registre plus grave : il évoque ses origines familiales, dispersées entre plusieurs régions françaises, ses grands-parents et ses parents, amateurs de voyages pédagogiques et toujours exigeants sur les résultats scolaires de leurs enfants, tenus d’être partout "premiers de la classe". Il relate ensuite ses études, à HEC puis à l’ENA, insistant sur un long séjour au Japon, d’où, parce qu’il la voit de loin, il découvre la France, son unité et son génie, la qualifiant même "d’œuvre d’art", au service de laquelle et se promet de vouer sa vie - c’est le début d’une longue série d’aventures qui feront la trame d’un second entretien.
Conversations inédites avec Alain de Benoist - La Droite française reste à réinventer
Dans l’été 2016, TVL lançait une nouvelle émission, "Les Conversations", dont le tout premier invité fut Alain de Benoist, esprit encyclopédique et puissant, assez ouvert, tenace et curieux pour fonder une véritable "école de pensée" comme il n’y en a plus guère en France - à droite comme à gauche. Cette "Nouvelle Ecole" fut aussitôt appelée par ses détracteurs la "Nouvelle droite" : Alain de Benoist accepta d’emblée le vocable et, en un demi-siècle (exceptionnelle longévité !) lui donna une production intellectuelle extraordinaire : la sienne d’abord - il a publié plus d’une centaine de livres ; celle aussi d’une équipe de plus en plus large, de tous âges, venue de divers horizons, toujours d’une grande exigence intellectuelle, par exemple dans le commun souci de passer à l’examen les obsessions de la pensée dominante, de donner leurs sens précis aux mots de la philosophie politique, et de restaurer les sources les plus anciennes des traditions européennes - sans crainte d’aller en deçà du christianisme.
Il en résulta une foison de colloques, de maisons d’édition et de revues, dont les principales sont Nouvelle Ecole, Krisis et le "navire amiral" la revue Eléments dont l'audience continue à croître plusieurs décennies après sa création, en France et dans plusieurs pays étrangers. Dix ans après nos premières conversations j’ai rencontré derechef, dans sa maison de Normandie, le maître désormais octogénaire, dont la production s’accélère avec l’âge, comme si, dit sans ambages ce travailleur infatigable, il n’y avait plus une minute à perdre avant que, pour la civilisation européenne, il ne soit décidément trop tard… Nous ne nous sommes pas attardés sur le constat amer que les divers partis de droite n’ont guère tenu compte du prodigieux travail de ressourcement intellectuel qu’il leur avait offert - au point que la France comme l’Europe et finalement "l’Occident" tout entier (mot qu’Alain de Benoist louait jadis dans l’ancienne revue "Défense de l’Occident" mais qu’il met désormais en accusation), dérivent de plus en plus loin de leurs fondements. Aux matraquages de l’idéologie technicienne, progressiste et marchande, il rappelle aux esprits déboussolés et hagards qui nous entourent qu’il ne leur est pas interdit de penser...
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