Les Conversations
Les Conversations - Me Gibault : avocat de Kadhafi et héritier de Céline
Ecrivain dont la production reste abondante, avocat de Tixier-Vignancour et Kadhafi, aujourd'hui nonagénaire et toujours en activité, François Gibault est aussi l’héritier de Louis-Ferdinand Céline, dont il vient d'assurer l'édition de trois manuscrits égarés, ainsi que du peintre Dubuffet, dont, entre autres chefs d'œuvre, les plus belles toiles ornent le splendide appartement qui abrita de nombreuses célébrités du tout-Paris (de Françoise Sagan ou Jacques Chazot au couple Pompidou...), où il nous reçoit avec la simplicité du grand seigneur. Ce vieil homme amusé semble avoir tout vu et tout connu d'un Paris qui fut longtemps l'une des lumières du monde - et pour ainsi dire la capitale mondiale de la liberté de l'esprit et des mœurs. Son secret : être lui-même jusqu’au bout, assumer tout l'individu qui est en soi, sans préjugé ni routine, cultiver l'humour, écrire et lire beaucoup, prendre des bains glacés et, par-dessus tout, savoir saisir les innombrables hasards qui passent...
Les Conversations de P-M Coûteaux n°79 (1ère partie) - Christian Combaz, complotiste ou prescient ?
Nul ne sait où il vit (ce serait, parait-il, dans un village à la fois reculé et très avancé du Sud-Ouest...), mais tout le monde connait Campagnol, alias Christian Combaz. Mais le connaît-on en toutes ses facettes ? Jeune provincial monté tôt à Paris, dont il a tôt fait de devenir, dans les années 70, une coqueluche littéraire (son "Eloge de l’âge" connait un tel succès qu’il accède immédiatement à la célébrité), il fut longtemps chroniqueur au Figaro comme au Figaro-Magazine ; mais, peu à peu, la liberté de son style comme de ses idées, tranquillement nationales, le rend suspect, comme sont suspectes certaines de ses intuitions ou prédictions, d’autant plus que, bien souvent, elles s’avèrent exactes. Grand voyageur, il se prend d’affection pour Budapest (qui donnera son fameux "Roman de Budapest"), comme de l’Europe de l’Est en général, puis dirige pour le ministère des Affaires étrangères des instituts culturel français, à Milan ou Saragosse. Les années passant, il sent la civilisation française fléchir année après année, lentement submergée par la colonisation du méli-mélo états-unien. Par la plume et par la voix (il faut impérativement le suivre sur ses "réseaux sociaux"), il la pourfend avec une constance qui a davantage nui à sa carrière qu’à sa lucidité, et à sa formidable liberté.
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