Les Conversations
Les Conversations n°51 - Prince Jean de France : La question de la République est posée
Eté 2024 : à la faveur d’une dissolution improvisée, éclate l’un des plus lourds nuages qui assombrissent depuis des années le sort de la France, l’aporie nos institutions. Si la Constitution de la Vème République est solide, elle n’échappe pas à une contradiction majeure, qu’avait bien comprise son créateur : comment faire que le président de la République, clef de voute de notre architecture institutionnelle, soit à la fois président de tous les Français (remplissant la triple fonction d’assurer notre continuité historique, de garantir l'impartialité de l’Etat et d’arbitrer en cas de crise) et cependant élu au suffrage universel, c’est à dire par une partie de Français contre une autre ? Longtemps la question fut masquée par l'ombre gaullienne. Mais la tragédie se révèle avec les successeurs, chaque fois plus cruelle quand les Français se rendent compte que chacun des chefs d’Etat issu de l’élection est plus éloigné de ses missions fondamentales. Le pire étant atteint avec Emmanuel Macron, destructeur déclaré de notre continuité historique et si partial qu’il en devient minoritaire, son étiage tombant même, lors des européennes de juin, au dessous de 15%. Peu après, se fissurait le bien nommé front républicain, tandis que chacun peut observer que, constitué après des mois de crise, le gouvernement ne tient que par l’habile abstention du parti que ledit Front républicain visait précisément à exclure... Au fond, tout le drame de la France vient de ce que la tête de l’Etat est "débile", selon le mot qu’utilise ici, devant la caméra de TVL, Mgr le comte de Paris, Jean de France, à la faveur de deux conversations qu’Il nous a accordées avec son habituelle simplicité. Il est évident que, au regard des actuelles circonstances, cette rencontre, qui a pour but de permettre aux Français de Le connaître mieux, arrive à son heure.
Conversations inédites avec Alain de Benoist suite et fin - Les peuples et la fabrique des ahuris
Après la rediffusion, en août dernier, des toutes premières conversations de notre série, tournées voici dix ans dans les différentes demeures d’Alain de Benoist, nous sommes retournés le voir en septembre dernier dans sa maison de Normandie pour deux conversations inédites. Voici la seconde, par laquelle nous achevons ce long cycle - sans doute provisoirement... Il semble qu'une vie rangée, voire très réglée, à la campagne rende le fondateur de la Nouvelle Droite plus actif que jamais. Il publie environ deux ouvrages par mois - outre la supervision de plusieurs revues : Nouvelle Ecole (publication annuelle), Krisis (semestrielle), Eléments (bimestrielle) ! Plus actif et plus préoccupé que jamais sur le sort même de l’homme, confronté aux logiques conjointes du Capital et de la Machine. Choisissant quelques thèmes dans ce foisonnement intellectuel sans pareil, nous revenons avec lui sur le sens (et l’utilité) du mot souveraineté, la dialectique de la souveraineté nationale et de la souveraineté populaire, la résurrection possible des peuples entre dissolution du demos et révolte populiste. Sur quelle case s’arrêtera la boule noire ? D’un côté, Alain de Benoist entrevoit que la révolte des Gilets Jaunes ne fut peut-être qu’une "répétition générale" ; d’un autre, il constate la croissante aliénation des peuples et celle des "techniques d’ahurissement" - formule qui lui a déjà fourni, en 1963 (il y a plus de soixante ans !) le titre d’un de ses tout premiers articles. Le transhumanisme, dont il voit partout poindre les dangers, surgira-t-il de l’hébétude générale ? Dernière cette ultime conversation au ton amical, et d’aventure badin, beaucoup décèleront une lancinante angoisse, cette angoisse qui est sans doute le sentiment le plus largement, et secrètement partagé par nos contemporains.
Connexion
Afin d'utiliser cette fonctionnalité, vous devez vous connecter :