Les Conversations

Les Conversations avec Bruno Gollnisch - Un Homme d'Etat au Front National

Publiée le 22/05/2022
Diplômé de l’Institut des Sciences Politiques de Paris, Docteur en droit international, polyglotte ( il parle notamment le japonais et le malais), enseignant dans plusieurs universités, dont l’université de droit de Tokyo, spécialiste mondialement reconnu de droit japonais, ancien conseiller régional, ancien membre de l’Assemblée nationale ( 1986-1988 ) , député français au Parlement européen pendant trente ans ( il fut reconduit sans discontinuer de 1989 à 2019 ), Bruno Gollnish aurait pu avoir le destin de son arrière grand-père, Emile Flourens, qui fut ministre des Affaires étrangères sous la IIIè République. Constamment fidèle au Front national, parti auquel il adhéra jeune, dont il fut secrétaire général et dont, en 2011, il manqua de prendre la présidence, il reste un critique acerbe de l’évolution de la politique française et notamment, en juriste, de celle des institutions de la Vè République, militant pour une "union des nationaux" qui seule pourrait donner à son mouvement une dimension gouvernementale.

Les Conversations de P-M Coûteaux avec Jacques Hogard : Eloge de l’Armée française (1ère partie)

Publiée le 03/05/2026

"Je regardais l'armée française comme la plus grande chose du monde", cette phrase du jeune Charles De Gaulle expliquant son engagement dans l’Armée, il est possible que Jacques Hogard ait pu la prononcer. Ce très bon connaisseur de la vie internationale et, en même temps de la politique française de défense et des défis qu'elle a à relever, cet analyste géopolitique qui connaît le terrain pour avoir servi sur plusieurs théâtres d’opérations, en Afrique et dans les Balkans, est universellement prisé pour son coup d'œil mais aussi pour le courage avec lequel il sait parler clair et net, notamment pour dire son fait à cet empire états-unien (et à ses serviteurs européens, à l’occasion français), que la France trouve si souvent sur son chemin - voir par exemple "Le Samedi Politique" qu'il a accordé à Elise Blaise le 21 mars dernier.
Mais les qualités de cet homme chaleureux, à la fois bonhomme et policé, ne tombent pas du ciel. Dans cette première conversation, nous découvrons sa famille presque exclusivement faite d’officiers, de son grand-père Emile Hogard qui fut l’aide de camp du maréchal Lyautey, au célèbre résistant Guillain de Bénouville, son oncle maternel, et son père, autre général dont il trace un portrait frappant. Et si les principales qualités d'un officier n'était pas simplement d'ordre physique ni même intellectuel ("la culture générale est l’école du commandement", rappelle-t-il) mais d'abord de la conscience ? Une fois de plus, tout est ici affaire de morale : si ce catholique à la fois ardent et tranquille, si ce monarchiste de cœur et de raison, promis aux plus hautes fonctions d'état-major, a délibérément quitté l'armée à l'âge de 44 ans, c'était d'abord pour des raisons de conscience : il estimait que le pouvoir politique fourvoyait l'armée française dans bien d'autres causes que le service de la France que celui de la France. Pourtant, assure-t-il, l'esprit de bon nombre de jeunes soldats d’aujourd’hui reste comparable à la vaillance traditionnelle. Avant de suivre les deux opérations qui l’ont marqué le plus durablement, celles du Rwanda puis du Kosovo, écoutons ce parfait Français dire tranquillement que "ce qu'il y a de plus pur en France aujourd'hui est sans doute son armée"... Question plus brûlante qu'on ne croit !