Les Conversations

Les Conversations avec Bruno Gollnisch - Un Homme d'Etat au Front National

Publiée le 22/05/2022
Diplômé de l’Institut des Sciences Politiques de Paris, Docteur en droit international, polyglotte ( il parle notamment le japonais et le malais), enseignant dans plusieurs universités, dont l’université de droit de Tokyo, spécialiste mondialement reconnu de droit japonais, ancien conseiller régional, ancien membre de l’Assemblée nationale ( 1986-1988 ) , député français au Parlement européen pendant trente ans ( il fut reconduit sans discontinuer de 1989 à 2019 ), Bruno Gollnish aurait pu avoir le destin de son arrière grand-père, Emile Flourens, qui fut ministre des Affaires étrangères sous la IIIè République. Constamment fidèle au Front national, parti auquel il adhéra jeune, dont il fut secrétaire général et dont, en 2011, il manqua de prendre la présidence, il reste un critique acerbe de l’évolution de la politique française et notamment, en juriste, de celle des institutions de la Vè République, militant pour une "union des nationaux" qui seule pourrait donner à son mouvement une dimension gouvernementale.

Les Conversations de P-M Coûteaux n°79 (1ère partie) - Christian Combaz, complotiste ou prescient ?

Publiée le 08/03/2026

Nul ne sait où il vit (ce serait, parait-il, dans un village à la fois reculé et très avancé du Sud-Ouest...), mais tout le monde connait Campagnol, alias Christian Combaz. Mais le connaît-on en toutes ses facettes ? Jeune provincial monté tôt à Paris, dont il a tôt fait de devenir, dans les années 70, une coqueluche littéraire (son "Eloge de l’âge" connait un tel succès qu’il accède immédiatement à la célébrité), il fut longtemps chroniqueur au Figaro comme au Figaro-Magazine ; mais, peu à peu, la liberté de son style comme de ses idées, tranquillement nationales, le rend suspect, comme sont suspectes certaines de ses intuitions ou prédictions, d’autant plus que, bien souvent, elles s’avèrent exactes. Grand voyageur, il se prend d’affection pour Budapest (qui donnera son fameux "Roman de Budapest"), comme de l’Europe de l’Est en général, puis dirige pour le ministère des Affaires étrangères des instituts culturel français, à Milan ou Saragosse. Les années passant, il sent la civilisation française fléchir année après année, lentement submergée par la colonisation du méli-mélo états-unien. Par la plume et par la voix (il faut impérativement le suivre sur ses "réseaux sociaux"), il la pourfend avec une constance qui a davantage nui à sa carrière qu’à sa lucidité, et à sa formidable liberté.