Les Conversations

Les Conversations n°34 de Paul-Marie Coûteaux : Asselineau le mirobolant (partie 5/5)

Publiée le 26/11/2023

D'une chose qui étonne, émerveille et époustoufle, on dit quelle est mirobolante. Certes, le mot peut aussi avoir un connotation moqueuse : chacun en jugera à sa guise après avoir écouté cette cinquième et ultime conversation avec François Asselineau, aussi mirobolante, en tous les cas foisonnantes que les précédentes. Avec lui, nous aurons battu le record de durée de la série des Conversations (plus de huit heures au total), tant le personnage est disert, tant il a des choses à dire sur la France, ce qui l’accable aujourd’hui, et ce qui pourrait demain, par une grande politique, la replacer au rang des grandes puissances. Suivons ici les voyages de cet infatigable coureur de monde, les réorientations qu’il préconise pour notre politique étrangère dont ce gaulliste de bonne souche sait bien qu'elle surdétermine l’ensemble de la politique d'un pays ouvert aux autres comme l’est la France depuis des siècles, riche d’atouts, pourvu qu’elle se décide à sortir de cette prison mentale qu’est l’atlantisme -surtout pour nos modernes oligarques. Ecoutons ses idées en matière de politique culturelle, son choix pour l’inscription d’une "préférence chrétienne" dans la Constitution, et finalement l’énumération de ses plaisirs culturels, ses goûts en musique, en peinture, en littérature… Pour un peu, on en redemanderait !

Conversations inédites avec Alain de Benoist suite et fin - Les peuples et la fabrique des ahuris

Publiée le 27/09/2026

Après la rediffusion, en août dernier, des toutes premières conversations de notre série, tournées voici dix ans dans les différentes demeures d’Alain de Benoist, nous sommes retournés le voir en septembre dernier dans sa maison de Normandie pour deux conversations inédites. Voici la seconde, par laquelle nous achevons ce long cycle - sans doute provisoirement... Il semble qu'une vie rangée, voire très réglée, à la campagne rende le fondateur de la Nouvelle Droite plus actif que jamais. Il publie environ deux ouvrages par mois - outre la supervision de plusieurs revues : Nouvelle Ecole (publication annuelle), Krisis (semestrielle), Eléments (bimestrielle) ! Plus actif et plus préoccupé que jamais sur le sort même de l’homme, confronté aux logiques conjointes du Capital et de la Machine. Choisissant quelques thèmes dans ce foisonnement intellectuel sans pareil, nous revenons avec lui sur le sens (et l’utilité) du mot souveraineté, la dialectique de la souveraineté nationale et de la souveraineté populaire, la résurrection possible des peuples entre dissolution du demos et révolte populiste. Sur quelle case s’arrêtera la boule noire ? D’un côté, Alain de Benoist entrevoit que la révolte des Gilets Jaunes ne fut peut-être qu’une "répétition générale" ; d’un autre, il constate la croissante aliénation des peuples et celle des "techniques d’ahurissement" - formule qui lui a déjà fourni, en 1963 (il y a plus de soixante ans !) le titre d’un de ses tout premiers articles. Le transhumanisme, dont il voit partout poindre les dangers, surgira-t-il de l’hébétude générale ? Dernière cette ultime conversation au ton amical, et d’aventure badin, beaucoup décèleront une lancinante angoisse, cette angoisse qui est sans doute le sentiment le plus largement, et secrètement partagé par nos contemporains.